Texte Brut de la Transcription
J’ai envie de savoir si vous allez bien dans le contexte actuel. Est-ce que est-ce que il y a des personnes qui se disent je suis pas totalement à l’aise dans le contexte actuel de on va dire Je parle de du contexte dans la technologie, dans les autres métiers. Évidemment plus précisément qui est des bits de lire. Donc par main levée, je voudrais savoir qui a quelques petites appréhensions.
OK, OK, OK. Euh pour ceux qui ont pas levé la main parce que du coup, on va on va essayer de monter un peu le stress. Pour ceux qui n’ont pas levé la main, je voudrais savoir si euh si je vous pose une question, imaginons que demain euh votre roadmap que vous avez préparé là pour l’année prochaine qui arrive euh elle était faisable en parlait faite plutôt en une semaine.
Est-ce que votre entreprise et vous-même, soyez capable d’absorber ces changements ? En fait, la question, si vous avez la réponse dans votre tête parce que j’ai évidemment pas venir, c’est comme ça. chacun sa voir. La question, elle est un peu plus que ça, c’est est-ce que votre trib, votre squad, vos, je sais pas si vous avez tout ça, serait capable d’absorber l’entièreté des modifications faites par la réalisation de votre map entièrement en une semaine.
On a construit au fil des années toute une sorte de cathédrale autour de nous, c’est usine logicielle. Quand je dis usine logicielle, c’est pas un serrage. Et et il est fortement peu probable que nous soyons un peu aujourd’hui en train de d’imaginer ce que ce qu’elle pourrait devenir et tous les impacts que ça va avoir sur nous. un peu de ça on va parler aujourd’hui. D’abord, je vais me présenter, histoire de, ouais, c’est bon. J’ai présenté. Euh moi, je m’appelle Hugo Lage, je je travaille dans l’informatique depuis à peu près 25 ans, un truc comme ça. Je vous pouvez me retrouver sur un blog qui s’appelle Even So E Koning.com, une partie d’ailleurs de tout ce que on va raconter aujourd’hui, vous pourrez le retrouver partiellement sur ce blog parce que c’est un peu une sorte de synthèse de tout ce que je peux écrire. Vous pouvez me retrouver également sur notre un autre média qui s’appelle YouTube, je pense que certains connaissent. Euh Even So E Koning aussi, une certaine cohérence, vous remarquerez. Et puis aujourd’hui, euh je suis en train de créer un produit, c’est Write Easy. Donc c’est une plateforme en gros qui se veut une alternative européenne. Sur quelque chose comme un concurrent qui pourrait être pour de ça, comme médium, H node, et cetera. Je pense que le contexte actuel, l’âge parle plus que de technique, se veut un peu propice aux États à l’IA en ce moment. Donc il me semblait que c’était un peu dans l’air du temps. Et puis accessoirement, donc euh avant dans le passé, j’ai créé une autre entreprise qui s’appelle Malt. Donc euh que j’ai quitté il y a à peu près 2 ans. C’est une entreprise dans laquelle j’ai passé presque 14 ans, on est passé de 0 à 700. Donc ce qui est intéressant dans ces deux expériences, donc aujourd’hui, Write Easy, c’est une plateforme de deux. on est deux personnes. Elle était créée il y a 3 mois et c’est on va dire 95, 99 % même du code que je viens d’écrire. Euh là où Malt, que j’ai qualifié maintenant d’entreprise traditionnelle, ça me fait très bizarre de dire que c’est une entreprise traditionnelle. Euh mais voilà, Malt a évolué dans un autre contexte et donc j’ai un peu ce ce double regard dans mon qui peut qui peut qui peut être présent sur ces deux sociétés là. Alors, je vous un petit disclaimer, deux disclaimer. Premier disclaimer euh j’ai fait la, j’ai fait ça en une semaine parce qu’en fait, on m’a prévenu vraiment au dernier moment en disant bah Hugo, tu étais libéré. J’ai essayé d’équilibrer au maximum de ce qu’on va raconter aujourd’hui, il y aura peut-être des petits problèmes de de voilà d’équilibrage entre les différents slides, il y aura peut-être des questions non résolues, non répondues. Ça tombe bien, juste après, il y a Florient. Si vous voulez me poser des questions, je serai je serai présent et on pourra discuter tout ça. Deuxième disclaimer, euh bah je viens d’un écosystème. Alors certes, j’ai fait d’autres choses avant, ça fait quand même 25 ans, donc j’ai fait de la sys, et cetera et cetera, mais c’est vrai que mes 15 dernières années, c’est quand même marqué par un environnement start-up. Donc oui, j’ai des billets, évidemment, j’ai des billets. Euh je suis bien désolé de tout ça, mais euh la façon dont je j’envisage la technologie, les entreprises technologiques, le métier même que je pratique, tout ça je le vois via les yeux que j’ai plus développé sur les. Donc des fois, ça va d’accord. Voilà, je suis obligé de faire un petit disclaimer.
Petite chose, je voudrais d’abord m’intéresser à un truc qu’on va pas vraiment aborder là, c’est l’histoire d’évacuer la discussion. Est-ce que c’est la fin des devs ? Je pense que c’est une question qui est souvent revenue dans pas mal d’articles récents, pas mal de vidéos et puis même, j’imagine, dans les discussions qui peuvent avoir dans votre entreprise. Euh on peut se poser effectivement, légitimement la question à partir du moment où on a on a des outils qui sont capables de générer euh du code.
Voilà, un volume sur des volumes assez impressionnants, est-ce que est-ce qu’on a encore besoin de développeurs ? Et quand je dis développeurs, en fait, je pourrais parler de l’ensemble des métiers de la technologie.
Ce que j’aimerais remarquer quand même, c’est que c’est pas la première fois qu’on a une révolution technologique, enfin, en tout cas, une évolution technologique dans le domaine de l’informatique. Fortran en 1957, la promesse même du truc, c’est de dire vous allez être capable de créer des fonctions euh qui vont vous donner un résultat donné et vous allez pas devoir les coder en assembleur. L’assembleur, c’est un petit peu chiant. Globalement, il fallait euh dépiler des informations dans un registre, appliquer un ensemble d’opérations euh et puis les remettre dans un registre et puis faire des sauts aussi. C’est une notion qu’il y a une itération à faire sur cette opération. Bref, c’était un langage qui était assez complexe, on va dire, euh à mettre. Et la promesse de Fortran, c’est de dire, on va pouvoir abaisser la barrière d’entrée et on va pouvoir permettre à des scientifiques, notamment, d’effectuer leurs propres travaux de recherche avec un langage de plus haut niveau. C’est tout simplement que ça, hein, quand je dis bas niveau, haut niveau, ça a aucun rapport avec le niveau qui est nécessaire pour coder. En tout cas, est-ce que le métier de développeur a disparu ? Non. Mais, c’est vrai qu’il a changé.
Des changements comme ça, il y en a d’autres. SQL, pareil, c’est aussi un changement d’abstraction. qui nous a permis d’aller récupérer la donnée d’une base de données. Et là encore, l’objectif affiché, c’est de dire, il faut qu’on ouvre plus notre métier à d’autres personnes qui sont susceptibles de le faire.
MDA, est-ce qu’il y en a qui se rappellent de MDA dans la salle ? Ouais, ça ça a un peu marqué certaines personnes. On était passé à deux doigts d’une catastrophe industrielle qui était qu’on aurait pu aujourd’hui coder tout son email. Je suis très content qu’on n’y soit pas. Ah non mais la la promesse en 2001, c’était de dire, on va partir des schémas UML qui sont qui sont mis par l’objectif c’est de dire les fonctionnels vont pouvoir faire l’ensemble des applications directement à partir de leur schéma UML. Ça marchait. Euh mais il y avait quand même pas mal de d’initiatives qui ont été qui ont été faites à l’époque et puis qui étaient quand même mine de rien assez intéressante. Le seul truc, petit bémol, c’est que ça ne générait ça ne permettait pas de générer de gérer l’après l’après la vie de l’application, ça permettait de gérer que le démarrage, c’est-à-dire l’écriture initiale. Les IDE, je vais passer très vite, mais en tout cas, des gens qui étaient en milieu et des gens qui ne utilisaient pas, c’était un nouveau d’abstraction supplémentaire. J’ai mis l’outsourcing parce que je trouve que c’est intéressant de se dire que pareil là en se disant c’est la fin des développeurs, alors qu’en réalité, il s’agissait d’avoir des développeurs dans un autre pays. Euh je trouve assez cocasse cette cette cette pensée là parce que ça me rappelle beaucoup les Je sais pas si vous avez vu les androïdes de Musk, euh les androïdes qui vont être commercialisés à partir de l’année prochaine, je crois. Ou en tout cas, c’était prévu comme ça, on sait jamais avec Elon Musk. Bref, les androïdes de Musk, en fait, ils sont pas du tout autonomes. En fait, ils vont reposer sur des gens qui vont les piloter et qui seront a priori, je crois au Philippines. Euh donc voilà, j’espère que vous serez très content d’avoir plein de caméras chez vous qui regardent votre lave-vaisselle, votre linge et cetera. On a toujours cette petite sensation de se dire ah, on a fait disparaître un métier. Bon, en l’occurrence, le sourcing, ça n’a pas non plus marché. Vous remarquerez qu’on a toujours des gens qui bossent ici en France.
Le code, le code, je vous ferai pas l’injure de vous rappeler ce que c’est. Pareil, encore une fois, est-ce que c’est la fin des devs ? Non, ça n’a pas été. Pourquoi ? Parce que, in fine, notre code, enfin notre métier, ce n’est pas uniquement d’écrire du code. Une entreprise ne se résume pas au code qu’elle a produit. Et écrire du code, ça nécessite aussi de savoir, entre guillemets, tomber amoureux d’un problème, faire des compromis, faire des choix de conception. Des choix de conception qui n’ont rien de neutre, au passage. Ça c’est des trucs que j’en ai parlé plus tard dans une autre fois, dans un autre endroit. Mais toujours est-il que on a besoin effectivement et l’IA ne sait pas faire ça. L’IA ne sait pas tomber amoureux d’un problème. L’IA ne sait pas faire ses choix et ses compromis parce que ça nécessite d’avoir une connaissance fine de l’entreprise, de de son contexte économique, éventuellement des fois dans le contexte politique, enfin l’application qui dépend de ça. Bref, il y a besoin encore de supervision. Donc est-ce que la fin, c’est la fin des non ? Mais c’est vrai que je suis pas capable de vous dire aujourd’hui si le nom du métier ce sera toujours développeur dans 5 ans ou dans 6 ans. Il est probable que notre métier il change. Quand je dis notre métier, encore une fois, j’implique toutes les personnes qui sont dans la chaîne de production du logiciel. Je pense que l’ensemble de nos métiers potentiellement, ils peuvent changer de nom. Je sais pas encore ce qu’il faut en tout cas, c’est de ça qu’on va parler. Moi, j’ai envie de vous parler de l’impact culturel qu’il peut y avoir vis-à-vis d’un changement technologique. C’est pas la première fois qu’on a ça. Et donc pour ça, on va se ramener un petit peu quelques années dans le passé, on va parler du cloud. Ce fameux mot qui a cristallisé bien les débats pendant quelques années. Euh quand j’ai démarré Malt, donc c’était en 2012. On a créé une entreprise qu’on dit cloud native. Alors on parle d’une étiquette, on n’est pas sur le fond, on dit on a créé une entreprise cloud native, simplement, on a pris les bonnes pratiques de l’époque et puis surtout on a essayé de faire quelque chose en opposition à ce qui se faisait avant, c’est-à-dire la période de pré-cloud, on va dire. Et la période pré-cloud, je l’ai bien connue, il y a des choses qui pouvaient être des fois un peu irritantes. Par exemple, je sais pas, dans une entreprise, une fois j’avais demandé un serveur de CI, donc une nouvelle machine pour pouvoir faire des tests. Ça a pris peut-être 4 mois parce que je puisse l’avoir cette machine, entre des demandes administratives, bureaucratiques, extrêmement pénibles, des ouvertures de flux à droite à gauche et cetera et cetera. pour dire que évidemment, c’est le genre de choses que on voulait un petit peu éviter avec le cloud, on est tout coup arrivé à quelque chose où d’un clic dans une interface, je pouvais avoir ma machine. Mais ça, c’est uniquement la partie technologique. C’est-à-dire que en fait, quand on a construit Malt à l’époque, on a été capable d’aller récupérer notre service de RH, notre service de paye, notre service de compta, notre service notre messagerie, euh tous ces briques là, on les a assemblées depuis le cloud. Donc on s’est retrouvé avec une sorte de Lego géant. qui euh bah qui a représenté une nouvelle forme d’entreprise, une entreprise dématérialisée, sans serveur, quelque chose d’assez différent. Peut-être il y a quelqu’un qui qui qui je sais que souvent le cloud est considéré un peu comme une escroche marketing au sens où c’est une info gérance dont on ne dit pas le nom. Je considère que c’est une erreur. Il y a un véritable changement culturel qui s’est opéré dans les boîtes euh vis-à-vis de ce ce changement technologique là, et ce qui a permis de donner la génération de start-up qu’on a retrouvé entre autres dans les 15 années, dans les 15 dernières années. La vitesse qui a été proposée pour ces boîtes-là via ce changement technologique est importante. Et c’est là où on se rend compte que c’est pas un changement technologique, c’est vraiment un changement d’approche. D’ailleurs, de façon un peu concurrente, vous remarquerez qu’à des approches méthodologiques et culturelles qui ont ici émergé dans les entreprises. Je sais pas qu’elles sont nées avec ça, mais elles ont été renforcées. Pensez au changement DevOps. Pensez euh au continuous delivery, encore une fois, c’est continuous delivery avant, hein, mais il y a eu un renforcement avec tout un ensemble de technologies qui qui était lié au cloud. Et un truc aussi, la fin des cycles de relise de sur 6 mois. Enfin, moi j’ai été dans une entreprise, globalement, il y avait une mise en production tous les 6 mois, voir même des fois plus que ça, dans un autre bancaire. Ça, c’est quelque chose qui on a vu un peu disparaître et ça a des implications culturelles. Donc et juste pour insister aussi sur un truc, quand je parle d’implications culturelles, il y a des entreprises aujourd’hui, même 15 ans plus tard, qui ne sont toujours pas ce que j’appellerai Cloud Native. Pour la simple et bonne raison que justement une technologie ça s’adopte, alors que une culture ça s’implante et parfois la greffe elle prend pas. C’est pour ça qu’on y est toujours pas. Donc est-ce que ce serait complètement aberrant de se dire que l’IA euh va nous apporter un changement culturel et que ce changement, que ce changement technologique va s’accompagner d’un changement culturel ? Je pense que ce serait pas forcément absurde de le penser en tout cas au regard de ce qu’on a vu dans le passé. Et je mettrais même d’ailleurs plus en parallèle les changements qui vont être liés à l’IA avec ce qu’on a pu voir avec le web ou le mobile, tant les implications elles touchent non pas uniquement les entreprises, mais aussi le grand public. Donc moi, je vais appeler ça le non de l’entreprise, il y a native.
L’un des premiers éléments visibles qu’on peut voir aujourd’hui lorsqu’on parle de l’IA, c’est un truc très très simple. La quantité de code, le volume de code qu’on produit n’est plus une protection naturelle, n’est plus un avantage compétitif qu’on peut avoir qui est l’extérieur. un mot anglais, une douve vis-à-vis de l’extérieur. Et j’ai envie de vous faire réfléchir 2 secondes à votre avis. Combien de personnes aujourd’hui bossent sur LinkedIn ? Alors, font l’application LinkedIn, combien de personnes aujourd’hui qui font cette application ? Est-ce que vous avez quelques chiffres ?
prise, il y a l’église. L’un des premiers éléments visibles qu’on peut voir aujourd’hui lorsqu’on parle de l’IA, c’est euh un truc très très simple. la quantité de code. Le volume de code qu’on produit n’est plus une protection naturelle, n’est plus un avantage compétitif qu’on peut avoir à l’extérieur. Un mode en anglais, une douve, voilà. Qui protège vis-à-vis de l’extérieur.
Et j’ai envie de vous faire réfléchir 2 secondes. À votre avis, combien de personnes aujourd’hui bossent sur LinkedIn ? Alors, en fondant l’application LinkedIn, combien y a de personnes aujourd’hui qui font cette application ? Est-ce que vous avez quelques chiffres ? 2006, OK. Pourquoi 6, les gens ? Ah 2006, je me disais c’est un peu petit quand même.
Autre chose ?
3 millions. OK.
la vraie réponse qu’on me l’a donnée, c’est 19000 personnes. Sur ces 19000 personnes, on a 15 milliards de chiffres d’affaires, si je dis pas de bêtises. Donc ça. Il y a entre 8 et 9000 personnes qui bossent à la tech sur ces 19000 personnes. Alors quand je dis la tech, c’est le produit en général, tout métier confondu.
Et pourtant, on peut reproduire, alors je je j’expliquerai pourquoi j’ai rajouté les captures d’écran en fait. Euh, on peut reproduire l’application. Il y a une personne qui s’est amusée à le faire, l’application ici qu’on voit, c’est Ponos. Donc c’est Palo Pernaud qui l’a lancé il y a pas très longtemps. et qui s’est amusé à reproduire LinkedIn, mais il est tout seul et il a notamment racheté Colette. Là, j’ai mis une autre une autre application, c’est un équivalent de Meetup, j’en ai parlé avec quelqu’un, je sais pas si Drago c’est c’est là-bas. Donc euh Drago s’est amusé aussi à reconstruire quelque chose qui est une sorte d’équivalent de Meetup, enfin si je dis pas de bêtises. Donc j’ai rajouté la capture d’écran, comme je t’avais dit. donner de la force à toutes ces applications là pas par rapport à l’IA, c’est pas le sujet. mais par rapport au fait que ce sont des alternatives européennes à des plateformes américaines et aujourd’hui, je pense qu’on a un vrai sujet sur ce point de vue-là. Ça manque un peu de d’effets réseaux, ça manque ça manque un peu de participation, mais tout ça pour dire c’était pas. Est-ce que ces applications là elles vont supplanter tout de suite LinkedIn ou ou. Il est évident que c’est pas si simple que ça. Donc la quantité de code n’est plus un atout, mais il y a quand même des limitations, c’est-à-dire que euh ces ces entreprises là, elles bénéficient encore d’autres choses. Maintenant, c’est pas pour autant que
moi j’ai bossé pour une boîte dans le domaine de la finance il y a quelques années, où globalement la quantité de code c’est une boîte qui s’est construite, c’est un peu bizarre, année 60 ex logiciel qui servait chez McDonald’s Douglas, le shell de compta chez McDonald’s Douglas et qui a tellement évolué que c’est devenu aujourd’hui un logiciel qui valorise je sais plus le pourcentage mais plus de la moitié des flux financiers qui travaillent en Europe. Euh donc c’était une boîte qui avait le monopole à ce moment-là sur la valorisation de fond en financier.
Et il y avait des millions et des milliers et des milliers de codes. Il était impossible pour un nouvel entrant d’arriver et de se dire moi, je vais pouvoir tout de suite les déloger. Euh en tout cas jamais par surprise. Je pense que cette donne là vient de changer parce que effectivement le volume de code aujourd’hui n’a plus d’importance.
On va parler d’un petit truc. Je pense que cette personne-là euh, je sais pas si tout le monde l’a reconnu, on va pas c’est c’est Darwin. Et vous allez assez vite voir le lien avec ce que je vais raconter. Il y a beaucoup d’analystes qui ont commencé à prédire un énorme crash sur l’ensemble des SAS, donc les SAS, c’est que les services en ligne qui ont pas mal bénéficié de la période d’ailleurs de la dernière décennie. parce que justement cette culture du cloud, cette culture d’aller consommer euh du logiciel à distance euh à chaque fois qu’on grandit, il suffit juste de rajouter un petit peu d’argent sur la carte bleue, c’est comme ça qu’ils ont augmenté mais maintenant, ils sont en danger ces services là. Il paraît qu’il y a alors on parle de SAS apocalypse, c’est bien d’apporter des mots un peu dramatiques.
Il y a 285 milliards de valorisation boursière qui se sont déjà évaporés. à la native. Moi, ça fait marrer parce qu’il y a pas très longtemps, j’ai entendu dire que donc Anthropic sortait un nouveau module pour gérer éventuellement des conversions de code euh de cobble euh vers des technologies plus modernes et euh suite à ça, la valorisation boursière d’IBM a a drastiquement chuté. un peu comme la boîte dans laquelle je vous disais que j’avais bossé juste avant. Je pense qu’il y a une rente aussi qui s’est constitué, alors aujourd’hui on parle de ça, on parle de est-ce que l’IA aujourd’hui, plutôt que de supprimer les emplois est en train de ne serait pas en train de supprimer les rentes ? Je pense qu’effectivement, il y a pas mal de rentes logicielles qui se sont construites sur du volume. Et il y aura une certaine remise en cause là-dessus.
Pour mesurer ça, il y a un indice boursier aujourd’hui qui existe, qui s’appelle le Morgan Stanley SAS Index, qui euh bah comme vous le voyez commence un peu à se décorréler du Nasdaq. Alors, est-ce que ce serait par là quand même la première enfin c’est pas la première fois pardon que on voit qu’un indice boursier qui refait pas la valorisation réelle des entreprises. sur ça on est d’accord. Pour autant, ce serait intéressant de se poser la question qu’est-ce qui qu’est-ce qui pourrait justifier ça.
Et moi je je vais revenir à un truc, c’est euh je pense que vous avez souvent entendu le dilemme ‘buy or rent’. en 2003 j’étais tout récent dans ma carrière et je faisais une formation pour devenir architecte.
Et on m’a dit parmi les autres les problèmes que tu devras apprendre à résoudre, outre le naming et la gestion des caches, comme tout le monde le sait, c’est deux problèmes plus importants dans l’informatique. Euh mais il y aura aussi ça, le ‘buy or rent’. va falloir que tu apprennes à faire le la part des choses entre ce qu’il faut construire et ce qu’il faut au contraire acheter sur étagère pour des raisons économiques pour des raisons de focus aussi, coup d’opportunité en fait.
Mais a priori, désormais, on a une nouvelle constituante qui est ce qu’on construit, ce qu’on achète ou ce qu’on va louer. C’est vrai que dit autrement, on a un autre dilemme aujourd’hui. Plutôt que d’aller acheter un SAS à 500000 € par mois, est-ce que je ferais pas bosser une personne de mon équipe pendant une journée pour essayer de reproduire uniquement les fonctionnalités dont j’ai besoin mais tailler sur mesure pour moi. Dans certains cas, l’équation économique sera intéressante. Pas dans tous, et dans certains cas, ça se posera.
ça c’est un une des raisons qui explique le risque qui peut porter sur l’ensemble des boîtes aujourd’hui qui proposent des services en ligne. Maintenant, il y a un deuxième sujet. Je vous ai dit tout à l’heure, LinkedIn 18000 personnes, 10000 dev. Ponos, une personne. La plupart des SAS aujourd’hui facture à l’usage.
Donc imaginez la valorisation totale, enfin le parc de ressources qui qui est valorisé dans les boîte, entre une personne et 10000. Forcément, il y a aussi ça, c’est que la plupart des SAS aujourd’hui qui facturent au siège, bah ils sont un petit peu embêtés si à partir du moment où les entreprises deviennent plus lignes, ils commencent à consommer moins de ressources. Bon, enfin vous inquiétez pas là-dessus.
Euh moi, je me rappelle, il y a très longtemps, euh Oracle facturait euh je sais plus euh au nombre de connexions sur les bases de données, et puis euh on a inventé des poules de connexion, et Oracle, ils ont su s’adapter en terme de changement tarifaire. Donc là-dessus, malgré tout. ça fait partie des trucs, donc qu’il faut poser la question de l’alternatif. Maintenant, est-ce que vraiment on peut considérer que euh les SAS vont disparaître ? Je vous dis tout à l’heure, LinkedIn, est-ce que Ponos va le remplacer ? Ce qui est bien, c’est encore que c’est pas si simple que ça.
Parce que il reste quand même des avantages qui peuvent être importants pour les boîtes. Et je vous invite justement, en regardant un petit peu les avantages qui sont là, à réfléchir à ce que vous avez dans vos boîtes respectives. Quelles sont les choses qui vous protègent aujourd’hui vis-à-vis d’un nouvel entrant euh des sociétés IA natives qui potentiellement vont aller plus vite et on verra pourquoi après. Première chose, donnée exclusive. Est-ce que par exemple si je reconstruit Netflix, j’ai accès à leur catalogue ? Non. Donc effectivement, la donnée aujourd’hui, je ne l’ai pas, je ne peux pas reconstruire un Netflix de façon évidente. Est-ce que je bénéficie d’un effet réseau ? Je sais pas si vous avez déjà essayé de quitter WhatsApp. C’est compliqué tout seul, hein.
Fatalement, on y reste. L’effet réseau, c’est ça, un logiciel qui a de la valeur parce que il y a des personnes qui l’utilisent. Les certifications, le fait que vous ayez par exemple des accréditations secrètes défense dans le militaire. Le fait que vous ayez du PCIDSS dans le domaine bancaire. Toutes ces choses-là, c’est c’est pas des choses qui sont réplicables dans un domaine du logiciel, il y a des vrais sujets organisationnels qui qui sont derrière tout ça. Donc ça, ça protège encore une boîte.
L’écosystème.
Le fait de dire que par exemple un logiciel, il est implanté de façon assez forte dans tout un couche logiciel, un système d’information dans l’entreprise. Pensez à Jira, pensez à Salesforce, pensez à Octa, tous ces tous ces logiciels là, forcément, vous savez que c’est très difficile de les déloger. Même un truc comme Jira on se dirait OK, c’est un gestionnaire de ticket, je pourrais le régler c’est facile. Euh en fait souvent, il est branché avec un truc de RH ou la gestion des temps par exemple quand vous faites le Scrum ou euh vous avez des comme des exemples qui font que c’est pas si simple que ça en vrai. La donnée captive.
Euh ça c’est un peu différent de la donnée exclusive, c’est le fait de dire que vous avez de la donnée, c’est la vôtre, mais euh vous avez une application qui va la modifier et qui ensuite va rendre captive, enfin les transformations de cette donnée vont être rendues captives. Pensez à Palantir.
Euh qui est voilà le mal absolu en ce moment, j’espère que personne parmi vous ne ne ne utilise Palantir.
un logiciel américain qui fait de la surveillance à grande échelle. Mais bref, ce logiciel là, il a la donnée captive, c’est pas évident de déloger Palantir.
Les SLA, tout ce qui est garantie de service. Beaucoup de gens, moi inclus, sommes prêts à payer pour une garantie de service sur certains systèmes critiques. Euh typiquement sur le bancaire. C’est pas uniquement le fait que j’ai pas l’application PCI DSS qui fait que j’ai pas envie de reproduire Stripe. D’accord. Si je veux utiliser un logiciel de paiement, je préfère avoir des gens qui me garantissent qu’il marche. Euh ça va être pareil sous les clouders, ça va être pareil sur beaucoup d’autres domaines. Globalement, j’ai envie qu’il y ait des gens qui savent qui qui signent de leur sang et avec des pénalités euh que ça marche ou ça marche pas. Le réseau physique. Pensez à Amazon, que ce soit serveur sur la partie AWS, que ce soit la logistique, les entrepôts, la partie commerce. Et la distribution, enfin. La distribution, c’est euh bah votre capacité à distribuer votre produit. Imaginons que par exemple, moi je reconstruis Teams ou Slack, OK, mais j’ai pas la force commerciale ni de Salesforce ni de Microsoft pour aller ensuite le diffuser en entreprise. J’ai pas mis un un un truc en particulier qui est plutôt les secteurs protégés, c’est en gros quand vous avez un monopole qui garantit ça, évidemment ça, je l’aurais pu le rajouter.
Bref. Donc, est-ce que c’est la fin des SAS euh et est-ce que c’est la fin globalement de toutes les entreprises actuelles ? Non, comme vous avez vu, il y a quand même pas mal d’autres protections qui permettent de de se mettre à l’abri par rapport à ça. Maintenant, ça pose quand même des questions. Euh ça doit nous poser tous des questions sur ce genre d’entreprise. Qu’est-ce qu’on vend, qu’est-ce qui nous protège ? Si c’est juste la quantité de code, là par contre, il y a un vrai sujet. Je sais pas si je vous donne un exemple très simple, si vous utilisez Launch Darkly, qui connaît ? Launch Darkly, Unleash, c’est un logiciel qui permet de faire du feature flag. Euh un feature flag, c’est un il point elle, ça permet de conditionner, enfin je je simplifie très fort mais ça permet de conditionner globalement l’activation d’une fonctionnalité chez vous. C’est pas un logiciel très complexe, mais normalement on réagit pas comme ça, normalement on vous dit OK, c’est pas un cœur pour moi. pas un cœur pour mon entreprise, donc je vais pas le recoder. Maintenant, si avec euh du Vibe coding, je suis capable de reproduire l’application en une journée avec uniquement mes besoins à moi, ce qu’on peut se poser. Donc vous avez tous une question à vous poser sur la la la compétition telle qu’elle va apparaître dans vos entreprises.
Ah merde, du coup ça nous refait tout le truc.
Du coup, on va revenir sur euh ce que j’appelle un peu la Iceberg de l’IA. OK, c’est cool, on vient de voir un truc. C’est que la première le premier sujet qui paraît assez évident, c’est le coût du code. Pour défendre parce qu’en fait il y a d’autres applications derrière tout ça. Le premier, c’est euh je sais pas si j’aurais dû l’appeler comme ça, mais c’est vraiment le fait qu’on va devoir ré-réfléchir à nos usines logicielles. On va repenser la façon dont on fait du développement informatique. Quand je parle du développement informatique, en réalité, j’ j’implique toute la chaîne hein, de l’itération jusqu’à la mise en production et cetera et cetera.
ces mots là, je sais même pas s’ils seront encore valables dans un an. Il y a énormément de changements qui ont eu lieu sur ces 20 dernières années. Si je caricature, j’ai envie de dire, on est passé d’un autocomplet évolué vers 2021 à des gens qui faisaient du copier-coller un petit peu fastidieux dans un navigateur en 2021, 2022, 2023. à des agents qui globalement, à qui on peut complètement déléguer l’entièreté de notre travail depuis 2023. Le le mot ‘Vibe coding’, le mot ‘Vibe coding’ ne date que de février 2023. Donc il y a eu un véritable pivot en 2023. Ça veut dire que derrière, on est face à des équipes qui doivent entièrement se poser la question de comment on réindustrialise tout ça, comment on reprend la main, comment on fiabilise. Comment est-ce qu’on fait pour tester que ça produit bien ce qu’on a envie que ça produise ? Euh et cetera et cetera. Donc ça c’est il y a pas mal de gens qui bossent là-dessus, alors je sais que dans la salle il y en a qui bossent là-dessus puisque j’ai on en a déjà discuté. Ça pose une autre question derrière.
Non, on va s’atteler, on va regarder un petit peu plus les impacts individuels, c’est perte de repères. Beaucoup de personnes se posent la question de OK, mais c’est quoi mon job du coup ? Parce que je sais pas si vous représentez euh je sais pas si j’imagine que vous vous représentez plutôt pas mal. Quand on a construit l’essentiel de sa carrière sur le fait de construire une expertise sur un domaine et que tout à coup euh il y a euh un un terminal qui arrive et qui reproduise ce que vous faites, ah ça pique un peu. Si tout à coup notre métier, là je parle des des gens dans dans enfin si développe le logiciel, si tout à coup le métier devient uniquement de relire des PR. Ah ça est-ce que c’est vraiment pour ça que j’ai signé quoi. Si demain 90 % de ma journée, c’est des réunions et des lectures de ticket, comme dirait l’autre, je suis pas venu ici pour souffrir.
Voilà.
Donc à partir du moment où effectivement euh il y a il y a il y a je je comprends tout à fait ce sentiment, mais c’est vrai que moi j’ai envie d’apporter une autre lecture.
En réalité, pour ma part, je trouve ça fun.
Alors, ce que ce que j’entends par là, ça fait longtemps que je construis des applications et en fait, je suis assez content aujourd’hui de pouvoir rapidement aller arriver au résultat. Jusqu’à présent, j’ai toujours eu une taxe à l’idée, une taxe d’exécution, c’est-à-dire que si j’ai une idée, OK, mais ça va peut-être me prendre du temps. Euh si j’ai plusieurs idées, il va falloir faire un choix strict parce que en fait, je vais pas pouvoir tout regarder. Là, désormais, j’ai plus cette taxe à l’idée, c’est-à-dire que j’ai l’idée, le test.
Et donc pour moi, en tout cas, je trouve ça assez sympa parce que non seulement je peux réfléchir beaucoup plus aux idées que j’ai, mais je peux les mettre en pratique beaucoup plus rapidement.
Maintenant, je vous dis ça, évidemment que j’ai quand même un avantage, c’est que j’ai passé 25 ans à faire des applications, à savoir les construire, du coup, c’est plus facile pour moi de se dire il y a des trucs qui étaient pas hyper sympa. Vous vous doutez bien que j’en avais un petit peu marre, je vous cache pas, de faire des formulaires, enfin et des contrôles de cohérence dans les données quoi. Donc je suis très content de me débarrasser de ces trucs-là.
Mais je peux comprendre que ça pique un peu plus quand on a par exemple entre 5 et 8 ans d’expérience. parce que c’est le moment de la fermentation, de la maturation intellectuelle, c’est le moment où on a acquis des compétences technologiques. Et tout à coup, on vient de nous piquer un peu en disant ça sert plus à rien. c’est pas parfait, ça sert pas à rien, mais c’est un peu ça un message qui est envoyé, forcément, c’est un peu difficile. Donc dans les entreprises, il y a un vrai sujet aujourd’hui qui est culturel. Comment je fais accompagner l’ensemble des personnes, je je connais pas mal de de seniors qui sont dans cette dans cette situation-là. Et les entreprises, il y a des personnes qui sont là aussi pour aller les voir. Je sais pas si vous avez commencé déjà un petit peu à voir cette démarche dans les différentes boîtes. Ce ne sera pas quelque chose qui va arriver dans les sociétés dites IA natives, parce que ces sociétés-là, elles sont nées avec ça. La condition de départ c’est ça. Donc, elles vont se poser des questions d’adaptation. Alors que à l’inverse, potentiellement, si vous êtes dans une entreprise plus grande, vous allez devoir le faire. Vous allez devoir mettre en place des cellules quand je dis des cellules, on parle pas de cellules psychologiques. Euh voilà, mais vous allez devoir mettre en place des des mécanismes d’accompagnement pour que les gens ils arrivent à re-comprendre un petit peu le métier. Par contre, ça veut dire aussi qu’on va devoir repositionner l’ensemble des métiers. On va devoir se reposer la question de la responsabilité de chacun dans le fluide développement logiciel. On va y revenir après parce que ça c’est pas un impact réel individuel. c’est déjà un petit peu avoir cette démarche dans les différentes boîtes. Ce sera pas quelque chose qui va arriver dans les sociétés dites natifs. Parce que ces sociétés-là, elles sont nées avec ça. La condition de départ c’est ça. Donc on va pas se poser des questions d’adaptation. Alors que à l’inverse, potentiellement, si vous êtes dans une boîte plus grande, vous allez devoir le faire, vous allez devoir mettre en place des cellules. Quand je dis des cellules, on parle pas de cellules psychologiques, voilà, mais vous allez devoir mettre en place des des mécanismes d’accompagnement. pour que les gens ils arrivent à à peu près à être performant dans leur métier. Par contre, ça veut dire aussi qu’on va devoir repositionner l’ensemble des métiers. On va devoir se reposer la question de la responsabilité de chacun dans le flux de développement du logiciel. On va y venir après, parce que ça c’est pas un impact réel individuel.
Un autre. Ah, c’est super. Un autre sujet dont je voulais parler et là par contre, je pense qu’on sera tous d’accord pour dire que c’est plutôt pas mal. La fin de l’ego programming. Alors l’ego programming, euh pour ceux qui sont pas familiers avec l’expression, c’est l’attachement un peu maladif qu’on peut des voir des fois avoir avec son propre code. Euh, ce qui est tout à fait normal, hein, si vous avez bossé pendant 2 3 semaines à développer un truc, vous avez mis 13 heures d’ingénierie dans ce fameux code. Bah, tout à coup, vous avez un peu développé, euh, un fameux syndrome de Stockholm en fait. Euh, qui fait que globalement, vous allez négocier ensuite avec l’ensemble des personnes, enfin pour vous dire que non, j’ai pas envie de changer la date qui m’a dit parce que en fait ça m’a déjà coûté 2 semaines. aujourd’hui, j’ai pas envie de continuer. Ça, je pense que vous avez tous vécu ça. des fois on l’a fait, nous aussi je l’ai fait un petit peu de mauvaise fois, un petit peu. Est-ce que votre gain, il est vraiment suffisant pour que je je veuille bien faire les modifications par rapport à à l’effort qui est nécessaire ? l’IA va être un neutralisateur d’ego, c’est-à-dire que je suis capable aujourd’hui d’aller dégager 1000 lignes de code d’un coup. parce que je m’en fous, j’ai pas. Et ça ça va quand même changer beaucoup de choses. Je suis aujourd’hui beaucoup plus capable de me dire, non, le résultat il est pas parfait. Avant j’aurais dit, il est pas parfait mais pas grave. Maintenant, j’ai il est pas parfait. Bon pas de problème. Je vais dégager, je continue. Et ça, je pense que ça va changer les habitudes de faire du logiciel.
Un autre truc qui est très lié à ça, c’est j’aurais pu mettre un deuxième item, mais pour moi c’est la même chose. Euh, le gatekeeping, euh, le gatekeeping, si vous l’avez vu, est-ce que c’est une sorte de composant très toxique de l’ego programming ? C’est le fait de dire qu’il y a des gens qui commencent à se poser un peu des barrières autour de certaines parties de enfin de logiciel en l’occurrence et qui font euh. Ah, qui jettent un petit peu de magie noire en l’air pour dire bah en fait non mais il y a que moi qui peux comprendre et pas vous. Euh, ça va être compliqué à justifier désormais avec l’IA. parce que déjà c’est pas les personnes qui vont écrire le code et puis en plus parce que l’IA peut faire un bout d’un réagir. Donc tout ça moi je suis plutôt content pour être honnête que ça s’en aille.
Par contre, bien sûr, j’ai rajouté encore. J’ai fait trois trois slides à chaque fois. Par contre, il y a un truc qui là va vous toucher potentiellement, c’est euh alors. J’ai vu un article il y a pas très longtemps qui parlait de IA et vampires. Je trouve le mot assez intéressant, donc on va faire un petit focus là-dessus.
Il y a eu une étude par la Harvard Business Review qui est sorti il y a pas très longtemps, qui nous explique en fait, lorsqu’on a des outils qui nous permettent d’aller plus vite, on pourrait se dire qu’on a gagné du temps. Et la réalité, c’est que le travail, il a plutôt tendance à s’intensifier. Cette intensification, elle va venir avec plusieurs conséquences.
Fatigue, burnout, erreur, quelque chose qui est documenté réellement dans mon recherche. Il y a plusieurs raisons qui sont proposées pour ça. Moi, il y en a une qui m’intéresse parce que elle a elle a une implication derrière. La raison qui est avancée là-dessus, enfin l’une des raisons, c’est de dire avant, il y avait un ensemble de tâches qui était la prod vous ai dit, moi les choses qui sont un peu à me casser le pied au bout d’un moment dans ma carrière. Euh, mais malgré tout, ces tâches-là qui étaient répétitives, répétitives, et bien, elle donnait l’occasion de faire une pause au cerveau. Elle c’est une pause cognitive. C’est que la mentalité de dire, tiens, je vais commencer à réfléchir à autre chose. parce qu’en fait mécaniquement il y a des trucs que j’ai un peu automatisé dans ma tête. Donc je les ai. Et puis après mon cerveau il réfléchit à autre chose. Et puis ça divergait. C’est ce qu’on appelle la pensée incidente aussi. La pensée incidente, c’est ce qu’on peut avoir sous la douche, aux toilettes, chacun son équipe, mais euh c’est ce qui nous permet voilà, globalement, de tout à coup nous aider, de consolider l’information qu’on a trouvé. et au bout d’un moment de d’avoir ce petit moment un peu Eureka.
Non, en fait, l’IA nous supprime ces moments-là. On se retrouve donc avec une activité dans la journée qui est de prendre des décisions critiques constamment. La seule chose que nous demande l’IA c’est euh j’ai pas compris ce truc là. donne-moi euh ta ta solution vis-à-vis de ce truc là, donne-moi ton choix vis-à-vis de ce truc là. Et on n’est pas câblé pour faire 8h de décision critique non stop. Si on fait que ça dans la journée, on devient un peu. Donc ça nous impose un truc.
Ça nous impose de réfléchir à la gestion de notre temps. Si on a gagné du temps. OK, mais ça sert à quoi ?
Alors chez Light, on est c’est très simple, on est deux. Donc euh en 3 mois, on a créé une application qui euh irait au niveau de 80 par exemple, de 80 150. Et pourtant nous, on a fait le pari de ne pas bosser à temps plein. en vrai on n’a pas fait un pari. En vrai le truc c’est que ça fait 15 ans que je bosse en remote et je sais aussi comment on doit gérer notre état mental et notre physique vis-à-vis de ça. Je dis pas que je vous dis rien en remote hein, c’est pas du tout ce que je dis, mais j’ai appris à gérer les ports. Et c’est exactement cette compétence là aujourd’hui qui me sert pour bosser clair. Je ne fais pas du 100 %. Je code une partie de la journée, et puis l’autre partie de la journée, je fais autre chose. Je fais de la menuiserie. Donc voilà, j’ai créé plusieurs meubles récemment chez moi. Euh, je me suis amélioré sur mes gouillons, je m’imagine que ça pas tout le monde c’est trucs là.
Évidemment, je sais bien que c’est pas reproductif chez tout le monde. Évidemment que je sais bien que dans ma boîte on est deux et c’est très simple. Vous imaginez que démarrer une situation, une session de menuiserie dans un open space peut poser de nombreuses questions.
Mais il y a une vraie question effectivement, une réflexion à avoir sur qu’est-ce que je fais du temps gagné ? Non, j’ai vu à cet article là et dans un autre que j’ai pu voir, il dit en fait, il faut il faut pas il faut pas surproduire, il faut pas que la solution ce soit systématiquement celle de surproduire. Ce qui risque d’être le réflexe automatique qu’on va avoir dans pas mal de boîtes. Donc j’ai vu un article il y a pas très longtemps sur GitHub enfin de la boîte GitHub. qui disait qu’en gros eux, ils avaient changé leur gestion de qui en fait, ils apportaient beaucoup plus de comment dire ils accordaient beaucoup plus de temps sur la collaboration et l’isation, mais ils avaient enlevé une grosse partie de la partie production. Ce qui de toute façon est assez logique parce que la production, de toute façon, il y aura une limite. On parle souvent de l’effet rebond, mais l’effet rebond, il faut qu’il y ait une un usage en face.
Il faut qu’il y ait une demande en face. Il y a pas longtemps, je bossais, enfin, je discutais avec un ami qui bosse dans le jeu vidéo, il me disait que le nombre de jeux vidéo a fait x 10 en 10 ans. Mais le nombre d’heures passé par les joueurs n’a pas fondamentalement évolué lui en 10 ans. Il y a 50 % des jeux sur Steam qui ont moins de 10 avis. Alors considérer que évidemment entre les amis et la famille, faites le tri, je pense que les 50 % de ces jeux-là, en fait, ils ont même pas de joueurs quoi. S’il y a pas de demande, il y a rien de surproduire. De toute façon, vous avez vous deux enfin deux problèmes à gérer, c’est que la fatigue des gens que vous ne voir. Mais deuxième chose, c’est est-ce que vos utilisateurs sont prêts à subir 10 20 30 nouvelles fonctionnalités par jour ? probablement pas. Est-ce que votre service marketing est prêt à subir des notifications tous les jours sur les offres tarifaires, sur les choses qui sont inclus dans le produit, sur les formations à faire auprès du service support et cetera et cetera. Bref, on est face à un truc où en fait, on n’a pas la capacité de toute façon à faire en sorte que notre boîte surproduise à ce point-là. Il y a des gens qui vont me dire oui, mais en fait, moi j’ai déjà tout un Legacy de malade à gérer. C’est vrai. Ça pas durer des années.
Donc oui, on est face à un sujet un peu comme celui-ci où il va falloir se poser cette question là.
Maintenant, on va descendre un peu sur l’impact de l’équipe. J’aime bien celui-là.
Est-ce que on va on va se poser un peu la question de pourquoi est-ce qu’on fait du grande ? Enfin pourquoi est-ce que certains font du grand ? j’ai jamais à conseiller à faire.
Mais il faut bien comprendre que dans pas mal de contexte, je pense qu’on est tous conscient de ça, le code étant long à produire, on a eu pas mal de solutions vis-à-vis de ça. La première chose qu’on s’est dit, c’est mettre plus de gens pour le produire. À partir du moment où on a mis plus de gens, on a aussi compris que ça coûtait cher, mais malgré tout, euh pour que ce soit efficace, on s’est dit, on va rajouter aussi d’autres personnes parce qu’il faut que les gens ils apprennent à discuter ensemble, on a rajouté des managers. Et puis euh dans une équipe de 100 personnes, on s’est dit, c’est bien, en fait, on va avoir une équipe de 200, il va falloir segmenter, on a des traques, on a des squad. On a commencé à vouloir faire évidemment de l’aillement entre toutes ces personnes-là. On des managers, des managers. Et puis euh on a commencé à avoir des personnes qui étaient disponibles que pour certaines équipes, un copywriter par exemple, vous avez pas forcément dans votre paquet quand vous avez des embaucher personne, donc il est partagé euh et cetera et cetera.
On a aussi commencé à mettre une unité de mesure, le ticket. le fameux ticket.
qui est en théorie une sorte d’unité de mesure du flow, sur lequel on s’est on a essayé en bien que mal de mettre des unités dessus, on appelle ça de la complexité. qui est toujours par hypocrite dans pas mal de boîtes parce que à la fin on dit 3 points de complexité c’est 3 jours. Bref, on a essayé de faire ça et puis on a essayé de calculer la vélocité des équipes. Tout ça pour arriver à quoi ? un diagramme de dépendance, on s’est dit bah c’est comme ça l’équipe machin, elle aura besoin peut-être du copywriter à ce moment-là, et puis elle aura infinité de trucs, et cetera. Bon, c’est tout ce qui commence à marcher.
Imaginez demain que certaines entreprises, les natives, elles vont démarrer avec une structure fondamentalement différente, 10 100 300 personnes, forcément, elles vont pas se taper cette taxe là. Elles vont pas aller plus vite juste parce qu’elles utilisent l’IA parce qu’en fait tout le monde va utiliser l’IA à un moment donné. Elles vont elles vont aller plus vite parce que elles n’auront pas cette taxe de coordination. En fait, on parle d’un truc ici, on parle de retour à la sobriété organisationnelle.
Et cette sobriété organisationnelle, il y a moi il y a deux choses que j’avais dont j’avais envie de parler.
J’ai vécu la croissance de 0 à 700 d’une boîte, donc quand je vous parle de sobriété organisationnelle et de retour à ça. Bref, je je citerai deux trois anecdotes, mais.
Quand on a commencé à grandir, ça c’est la boîte de Brox qui modélise globalement le nombre de relations qu’on va avoir dans l’entreprise et le nombre de connexions possibles entre les individus au fur et à mesure qu’on rajoute des individus dans le groupe. Chaque fois qu’on rajoute quelqu’un, ça fait exploser le nombre de connexions.
Et ça c’est vrai que euh les en tout cas de 0 au moins à 100, j’ai bien senti ça. 0 10 20 et 50, c’est un peu les quatre paliers que j’aurais envie de donner quand on commence. 50, il commence à faire mal. 50, il commence à faire mal. Parce que non seulement effectivement, il y a cette explosion du nombre de connexions qui fait qu’on arrive même plus à tous se parler à plus de 50. encore très bien, mais. Ah compliqué, il faut commencer à mettre en place pas mal de choses. Et puis euh on a aussi des des ouais des spécialistes qui commencent à arriver là où avant c’est des généliste.
La deuxième limite, c’est plutôt 100. Moi alors là c’est marqué 150. Moi j’aurais plutôt dit 100 personnellement, c’est à 100 que j’ai commencé à trouver ça un petit peu plus difficile. Parce que on n’a pas la capacité. Je peux pas dire, je suis pas sociologue, je crois que c’est un des Ah, je m’en. C’est pas grave, il a une spécialité. Danbar qui nous dit qu’en gros, vous un certain nombre de connexions, n’êtes pas capable d’appréhender les relations sociales avec un au-delà de 150 individus. Effectivement, j’ai eu un peu du mal à faire schémas à ce moment-là.
Imaginez que les sociétés, j’vous ai dit tout à l’heure, elles vont arriver et peut-être que certaines ne dépasseront jamais les 50 individus. vont rester à 1 comme, je crois pas trop.
50 individus, c’est pas du tout la même chose à gérer. C’est 150. Parce que il y a un truc que cette phrase je voulais dire, elle est plus ou moins équilibrée. J’ai aussi voulu passer faire passer des messages.
La complexité tue les boîtes. La complexité tue l’innovation, elle tue l’autonomie. C’est un bouquin que vous allez retrouver.
Et malheureusement la taille, il fait qu’on tout de suite plus complexe, mais cette complexité finit par tuer la mort.
Alors entendez-vous bien ?
Ce qui fait la différence entre quelqu’un qui débute et quelqu’un qui est un peu plus expérimenté, c’est sa capacité à reproduire quelque chose, une recette de cuisine, on va dire, face à une typologie de problème. C’est la méthodologie, pas la technique. Parce que je dis souvent développeur, moi je pense que les compétences techniques c’est très bien, mais ce qui va faire vraiment la différence à la fin c’est votre approche du problème. C’est différent d’un process. Un process, c’est une sorte de béquille qu’on va appliquer pour appliquer une recette même quand on l’a pas compris. Et ça ça change tout parce que à force d’appliquer des process, ben on en arrive à en gros reproduire des. Vous connaissez peut-être le culte du cargo, euh petit rafraîchissement, le culte du cargo, c’est euh, c’est un étudiant. qui a été étudié euh en sociologie, sur un peuple guyanéen. Ce peuple océanien, euh il a été occupé pendant la guerre, la Seconde Guerre mondiale, et à ce moment-là, il y avait des envois de nourriture, de marchandises qui ont été faits régulièrement sur leur île. Euh, pour les militaires américains, et ils ont repéré que ils avaient toujours un peu une sorte de rituel avant de recevoir ces fameuses caisses d’équipement. On avait des torches, on fait des appels radio, ce truc. Donc ils ont essayé de le reproduire après hier et il se trouve que ça a pas marché.
Euh alors je sais que l’exemple est un peu tiré par les cheveux, mais c’est censé un peu nous interroger sur notre capacité à reproduire des rituels sans forcément comprendre pourquoi on le fait. Et j’ai envie de dire, donc l’agilité typiquement, je l’ai vu pratiquer dans pas mal de boîtes avec exactement les mêmes résultats, c’est-à-dire pas de résultats, que les personnes pour essayer d’apporter des caisses chez eux.
Avec ça, il y a un autre sujet, c’est Mark Regan qui en parle pas mal. C’est euh les ce qu’il appelle les process people. euh ces people, en gros les personnes qui globalement dans votre entreprise vous disent toujours euh c’est complexe parce que c’est différent enfin chez nous c’est différent. On a tous entendu ça. Alors je veux pas me faire des ennemis parce que je suis persuadé que on bosse tous, j’ai bossé aussi sur ce de sur de l’organisation, j’ai bossé aussi sur du process qu’on arrive pas de zéro à ça. Mais il faut quand même qu’on soit tous conscient que ça a beau être fait par des individus qui sont très intelligents, très carrés, qui ont vraiment envie que les gens ils comment dire ils s’en sortent un peu mieux dans le métier et cetera et cetera. Malgré tout, le process, c’est parce qu’il va construire le produit.
L’agilité typiquement, je l’ai vu pratiquer dans pas mal de boîtes, avec exactement les mêmes résultats, c’est-à-dire pas de résultats, que les personnes vont essayer d’apporter des caisses chez eux.
Avec ça, il y a un autre sujet, ça c’est Marty Cagan qui en parle pas mal, c’est ce que lui il appelle les process people. Alors process people étant les personnes qui globalement dans votre entreprise vous disent toujours euh c’est complexe parce que c’est différent euh enfin chez nous, c’est différent. On en a tous en conscience. Alors, je veux pas me faire des ennemis parce que je suis persuadé que on bosse tous, j’ai bossé aussi sur l’audit, sur de l’organisation, j’ai bossé aussi sur du process, on n’arrive pas de zéro, on sait ça. Mais il faut quand même qu’on soit tous conscient que ça a beau être fait par des gens qui sont très intelligents, très carrés, qui ont vraiment envie que les gens ils comment dire, s’en sortent un peu mieux dans leur métier et cetera et cetera. Malgré tout, le process c’est pas ce qui vont faire le produit. Et c’est une caractéristique des boîtes qu’ont mieux compris, c’est justement, on a introduit du process, du process, du process. Qui devrait nous alerter. Euh non, safe quand même. Bref. Ce qui devrait nous alerter, les steering committee euh les réunions produit où on parle à tout 50% uniquement des process. Ça je l’ai vécu, donc je suis pas en train de dire euh j’ai vécu exactement ça. Quand on commence à avoir des réunions produits et vraiment le temps passé sur le format, sur comment il faudrait faire un autre process différemment, machin et cetera et cetera. C’est qu’en fait vous êtes en train de passer quelque chose, à côté de quelque chose, en train de passer à côté de quelque chose.
Et euh, Alors, l’accompagnement, c’est très bien, je suis sûr qu’il y a des personnes qui sont coachs dans la salle, c’est très bien l’accompagnement. Mais l’objectif de l’accompagnement à la fin, c’est censé on se sépare de nous quand même.
Ah donc quand on est en CDI sur ce type de poste, j’ai quand même un peu de mal à comprendre.
Tout ça pour dire que euh encore une fois, on va être confronté culturellement à des entreprises qui vont opérer avec une structure différente et qui vont fondamentalement aller plus rapidement parce que il y a pas toute cette structure qui va qui va nous nous. Donc nous, on doit se poser cette question. Et un deuxième Ah oui, pardon, j’avais j’avais envie de vous. Cette hésitation là, ça à la limite, c’est je prenais juste en photo parce que je vais pas le je vais pas le je vais pas l’indiquer. Est-ce qu’on pourrait me dire oui, OK, mais tu as fait une boîte, c’est que cette personne, 700 personnes et les boîtes de 10000, 20000 et cetera. Donc en vrai euh les process dont tu nous parles, soit tu as pas été convaincu, mais mais il y a des boîtes bien plus grosses qu’en ont besoin, c’est normal. Donc je vous laisse en photo, Steve Blank, Steve Jobs, Jeff Bezos, j’aurais pu en citer d’autres. Il y en avait un que j’avais mis à la con et comme je l’ai trouvé infraquentable depuis, je l’ai enlevé. Mais euh je pense que vous avez tous son nom en tête.
Euh, ils ont tous quand même un avis assez tranché sur les process. C’est pas sur le fait que ce soit pas nécessaire, mais sur le fait que il ne faut pas qu’ils prennent le contrôle sur l’entreprise. C’est gratuit, hein, ça pour le coup, ça a rien à voir avec il y a mais c’est un message que j’ai envie de faire passer.
La croissance ne tue pas les produits, elle les pourrit. Moi c’est un autre exemple que je voulais vous donner sur le fait que il va y avoir une différence fondamentale entre des équipes plus petites et des équipes des boîtes plus grosses. Vous avez peut-être entendu parler de l’agilification. Euh, gamification en français. Moi je préfère nettement le mot français pour une fois. Il y a pas souvent où je préfère les les les comment dire les francisations. Mais là pour le coup, c’est le cas. Euh le corollaire du Taureau, il y a un une théorie qui qu’on voulait, les produits sont condamnés à devenir pourris. Parce que il y a une incitation financière à le faire. Globalement, la plupart des croissances se font de la même façon. Au début, vous avez un logiciel sur lequel vous allez essayer de captiver des utilisateurs. Vous allez être plus attractifs au niveau du tarif, vous allez aussi viser très large en terme de fonctionnalité, vous avez un produit qui est hyper large. Et puis au fur et à mesure, qu’est-ce qui se passe? Vous vous cherchez la rentabilité.
Donc vous supprimez des fonctionnalités qui coûtent un petit peu cher à maintenir et puis vous augmentez les tarifs, ce qui fait qu’en fait, en croisant tout ça, à la fin, vous arrivez avec des produits qui sont un peu plus vous avez tous vu Netflix en ce moment qu’on mettait tarifs et cetera et cetera. C’est normal, c’est une conséquence économique du modèle sur lequel on fonctionne. Maintenant, je trouve qu’il y a un angle mort dans cette dans ce truc-là, qui prend pas en compte aussi l’attaque des boîtes. J’ai vu dans mon entreprise et je suis persuadé que ça existe dans l’autre. que, ah oui, quand on crée des équipes spécialisées sur un sujet donné, au bout d’un moment, ce qui se passe, c’est que ces équipes-là, elles ont besoin aussi de justifier de leur existence et elles ont besoin aussi de briller parce que c’est comme ça qu’on a de l’avancement dans une entreprise, c’est pas juste en faisant de la maintenance dans l’existant, ou en supprimant des fonctionnalités, encore pire.
Donc, on se retrouve assez rapidement avec des process, avec des produits qui sont beaucoup trop complexes pour ce qu’ils ne sont pas. Parce que il y a une question aussi d’ego euh par rapport à nos équipes qui ont besoin aussi de démontrer qu’elles sont là quoi. Donc ça encore, c’est une différence pour moi culturel. On va avoir dans les équipes qui ont arrivé et cetera.
Un autre truc que j’ai envie de mettre au niveau de l’impact boîte, c’est la convergence des rôles. Euh qu’est-ce qui se passe si tout d’un coup on a des dev qui font des interfaces? Parce que voilà, ça arrive.
Qu’est-ce qu’on a si tout à coup, j’ai eu ça chez Alan il y a pas longtemps, des PM commencent à faire des poules requests?
Comment on discute avec comment on discute un peu de ces overlaps qui va se qui vont arriver dans l’entreprise? J’imagine que ça fait partie un peu des inférences qu’on peut tous avoir d’ailleurs. Est-ce que il y en a un qui va remplacer l’autre? Est-ce qu’on est dans Battle Royale aujourd’hui?
Et s’il devait en rester qu’un, c’est qui?
Il y a des boîtes qui se posaient la question véritablement. Et à partir du moment où on se pose cette question, je pense qu’il y a pas de bonne réponse, je vous le dis tout de suite, je pense qu’il y a pas de bonne réponse dans le sens où vous avez vu Ratatouille? Ratatouille. Tout le monde peut cuisiner. Euh tout le monde ne sera pas un grand chef, mais un grand chef peut émerger de n’importe où.
Je pense effectivement que la les compétences qui vont être nécessaires pour créer du produit, ne sont pas dédiées, enfin qui ne sont pas propres à un métier donné. Après il y a des métiers qui vont partir peut-être avec certains avantages parce qu’ils ont une couverture plus large sur des trucs, mais c’est pas une certitude.
Ce qui nous amène à une question, c’est comment est-ce qu’on va recruter dans le monde d’après?
Est-ce que ce serait pas la fin des T-shirts profils? La le T-shirt profile, c’est une sorte de licorne un peu dans le recrutement qu’on a chassé pendant 10, 15, 20 ans, qui est globalement de dire, il nous faut des gens avec une compétence très générale euh et cette expertise très générale. On va la complémenter d’une d’une expertise spécifique. L’incompétence générale, c’est pour éviter qu’on ait des spécialistes qui ne fassent que des guerres de spécialistes et qui soient plutôt en mode vu que je connais qu’un marteau, tous les problèmes ne ressemblent qu’à des clous. Voilà, toutes ces situations, toutes ces, toutes ces situations.
Bah, effectivement, peut-être que demain, on va avoir des on va avoir besoin de gens qui ont une compétence générale, toujours pour éviter ce fameux syndrome. Mais qu’ont pas besoin d’avoir des expertises poussées dans tous les domaines. Par contre, on a besoin qu’ils aient un tout petit peu de connaissance. Alors hier j’en parlais avec Dimitri qui me parlait de de profil en râteau.
Voilà, plein de petits pics comme ça, qu’on va pouvoir amplifier avec un outil. Alors, je précise, il y a eu plein d’études scientifiques sur le sujet. L’IA peut amplifier des connaissances déjà présentes. Euh, par contre, elle ne l’amplifiera pas quelque chose qui n’existe pas. D’accord. Euh enfin si, elle peut amplifier les merdes et les qu’on est capable de produire parce qu’on connaît pas un sujet. Mais on aura quand même besoin de ces petites connaissances. Donc voilà, ça c’est un autre changement aussi qui va s’en nous arriver et qui va toucher pour le coup euh pas mal de de sujets au niveau du recrutement. Je suis obligé de speeder un petit peu parce qu’il est 56. euh vous saviez que j’allais mal mal timer mon truc. Euh, bref, tout ça, on va pas en parler, heureusement, sinon alors là je vous raconte pas, on est encore là pour 2 jours. Euh impact société parce que là on a vu tous les impacts au fur et à mesure, mais OK, l’emploi, comment ça se passe? L’éducation, comment est-ce qu’on forme les gens? Euh l’écologie, évidemment, la géopolitique, qui contrôle l’outil, qui contrôle les boîtes? Euh, c’est marrant, on revient encore à Sauron pas l’an dernier. Euh qui euh comment on fait tourner une économie avec des des entreprises qui embauchent potentiellement moins enfin bref, il y a plein de questions là-dessus, mais malheureusement, c’est pas le sujet aujourd’hui. Par contre, moi, ce que j’ai envie de vous dire, c’est que on est face à un nouveau monde qui nous arrive à la gueule. C’est pas forcément voir tout négatif, il y a aussi des opportunités.
Alors, certes, euh comme je vous dis tout à l’heure, je pense que c’est pas la fin des fesses, je pense que il y a encore plein d’avantages compétitifs que sur lesquels nous on va capitaliser pour pas se faire bouffer tout de suite. Maintenant, il y a quand même un truc à comprendre, c’est que euh certes, ces avantages ils existent. Maintenant, la dissymétrie de moyens, enfin la dissymétrie de ressources, va quand même jouer. Une boîte qui fait 18000 personnes et une boîte qu’on fait aller 50, à la fin, la structure de coup n’étant pas la même, n’étant pas la même. Il y a quand même un sujet quoi. C’est-à-dire que euh soit euh on baisse les prix et on devient plus attractif, soit on met les mêmes prix et on fait plus de marge et on fait plus d’investissement. Donc, il y a une équation économique qui va quand même se poser en face de toutes les boîtes qui aujourd’hui n’adopte pas cette façon de faire.
Dans un con, enfin dans un cadre normal, j’ai envie de vous dire, je ne pense pas que la plupart des boîtes se mettent à l’IA parce que globalement, c’est un changement culturel et que les changements culturels, c’est c’est compliqué à faire rentrer dans les boîtes. Dans ce cas précis, j’ai un léger doute. Dans ce cas précis, je me dis que si les gains sont au rendez-vous, je ne prétends pas que ça va être le cas, peut-être qu’on découvrira que en fait il y a une grosse arnaque et que la bulle va exploser dans un an. Voilà, peut-être. Mais si les gains sont au rendez-vous, potentiellement, on a un ensemble de boîtes qui sont quand même qui vont lentement avoir des compétiteurs assez agressifs. Et sur lesquelles il va falloir que nous, on réagisse. Donc on a des opportunités. On a des opportunités déjà parce que d’un côté, il y a quand même comme Dragos, non, avec Playground, c’est ça? On a une opportunité parce que le contexte géopolitique veut que on ait beaucoup d’alternatives à construire logiciel en Europe vis-à-vis des US. Donc OK, ça c’est cool. Lançons-nous, on a, on a le moment là en ce moment. Euh et on a la techno pour ça.
On a aussi l’opportunité et là je pense à tous les gens aujourd’hui qui bossent dans du logiciel et qui se disent moi en fait, j’ai constamment la tête dans le guidon, je suis constamment en train de penser court terme. C’est compliqué parce que mon métier c’est de bosser court terme. La seule façon, le seul moment où je bosse long terme, c’est de façon défensive.
Je suis constamment en train de me dire OK, mais est-ce que ça va tenir la charge? Est-ce que ça va faire ceci? Est-ce que ça? OK.
Mais là tout à coup, on a un outil qui nous permet de gagner du temps si on sait l’utiliser. référence enfin des précédents slides. Qui nous permet de gagner du temps sur la stratégie. On a besoin d’avoir des gens dans la tech et quand je dis la tech, je ne parle pas que des dev, je parle de l’ensemble des fonctions aujourd’hui qui font du produit. On a besoin. de la dans la tech parce que on fait pas des boîtes tech. Et faire de la tech c’est pas juste écrire une côte sur pas. On a besoin de gens qui prennent du recul, on a besoin de gens qui réfléchissent vraiment à s’emparer du problème et à essayer de trouver des solutions dessus. Donc pour moi, il y a des opportunités, on va devoir repenser l’organisation dans les équipes, on va devoir repenser les rôles de chacun, rappelez-vous tout à l’heure, convergence des rôles et cetera. C’est à ce moment-là qu’on va pouvoir saisir.
un, on va se reconcentrer sur un métier et pas uniquement sur du sur de la syntaxe. Et deux, bah on va avoir pour nous tous des opportunités au sein de nos entreprises pour avoir de l’impact de façon beaucoup plus radicale. Ou de créer des entreprises qui vont avoir de l’impact. Voilà. Et tout ça, bah c’est maintenant, et par contre, pas se faire le moment. 18h. C’était chaud.
Et bien merci à tous. je crois qu’on a pas le temps directement sur la question mais en même temps, il y a personne derrière donc voilà.
Euh et sinon bah en fait, on peut se retrouver dans le couloir pour ceux qu’on a des craintes et cetera. Merci, ciao.
On fait croire à on. Allez, là-bas alors.