Saïbatou Diallo

Texte Brut de la Transcription

Bonjour à tous, et à toutes et à tous et bienvenue. Euh, je vous remercie d’être là. Moi, je pensais que j’allais me retrouver toute seule, ça aurait été un peu triste. Euh, je vais vous parler aujourd’hui de d’autonomie durable euh un sujet d’autonomie en fait. Et je vais prendre l’axe des finances personnelles en fait pour pour en parler. Vous allez voir, j’ai trouvé un lien assez rapide. Avant de commencer, je vais me présenter rapidement. Donc, moi je m’appelle je m’appelle Seiba Tou. J’ai été formée à l’informatique pour corriger le bug de l’an 2000. Pour ceux que ça parle. Voilà, donc c’est jamais arrivé hein pour l’info. Euh, j’ai à la suite de ça, j’ai pu en fait accompagner des équipes euh sur du produit, euh des produits digitaux et essentiellement. Et puis euh depuis euh 2018 en parallèle de ça et à titre personnel, je me suis intéressé aux finances personnelles. Euh, je vais vous raconter un petit peu mon histoire autour de ça. Et puis j’ai aussi pu accompagner euh des personnes sur ce sujet-là. Moi en fait, je voulais travailler sur les finances personnelles pour arriver en fait à cette situation. Voilà. Spoiler, j’y suis pas. Donc, je suis avec vous, vous voyez, hein. Mais, l’espoir fait vivre. Et donc euh juste pour vous rassurer, je vais pas beaucoup parler d’argent, voir quasiment pas en fait. Je vais vous parler de des décisions et vous allez voir, ça ça ça concerne aussi bien en fait les finances personnelles que ça vous concerne vous. Euh, on va commencer avec un petit sondage. Si vous avez vos téléphones, votre ordinateur sous la main, vous allez pouvoir scanner le petit QR code qui est là. Vous me dites si c’est bon pour vous. Donc, petit moment pour vous nous partager euh dans vos équipes, dans vos organisations, qu’est-ce qui vous rend vraiment autonome ? Pas quelque chose d’écrit et puis d’oublié, enfin je ne sais pas où, mais en concret, c’est quoi l’autonomie ? Qu’est-ce qui rend autonome aujourd’hui dans votre quotidien professionnel ?

Ça va, c’est bon, c’est OK ?

On va afficher le résultat en parallèle.

J’attends le question.

Je vais attendre un petit peu qu’il y ait un peu plus de réponses mais ça commence déjà à se former.

OK. Encore quelques instants pour ceux qui n’ont pas voté.

Bon, il y a des choses qui reviennent assez souvent quand même hein, donc euh en grand numéro 1, la confiance.

Euh, ensuite, on a les connaissances et les compétences, la clarté. Et puis euh c’est répété un peu partout, mais euh il y a un terme que j’aime bien, c’est la gestion de budget là que je vois. Le mandat pour agir, le pouvoir de décision, la reconnaissance. Voilà. Notez un petit peu tout ça, on va y revenir un petit peu plus tard, ça ça donne de la matière pour pour le sujet.

Alors, hop.

Ça c’est fait. Euh avant d’aller un peu plus loin, est-ce que tout le monde est à l’aise avec le sujet des finances personnelles ? Levez la main, je ne vous juge pas.

Ouais.

Alors, qui est à l’aise avec le sujet des finances personnelles ?

Voilà, juste pour se mettre d’accord, il y a pas beaucoup de mains. Juste pour se mettre d’accord sur les finances personnelles, ce que ça veut dire, ça recouvre quand même un nombre de domaines assez différents. Donc, la base de la base de la base, c’est le budget. Ensuite, une fois que vous avez le budget qui est OK, vous avez l’épargne. Euh une fois que l’épargne est en place, là, vous pouvez commencer à investir. Euh en parallèle de ça, investir, c’est soit investir votre argent, soit investir en en temps, donc gérer de la dette. Et puis euh la planification, c’est-à-dire de pouvoir se projeter et donner un peu des échéances. C’est que ça, les finances personnelles, c’est vraiment tous ces aspects-là. Et en fait, justement, quand je discute avec quelqu’un, dis tiens, moi je j’accompagne des gens en finances perso, il dit ah le budget, bah en fait, c’est pas, c’est pas vraiment. Euh du coup, ces notions là en fait, ces termes là, vous les retrouvez aussi dans les organisations, notamment dans les gestions de produit, en fait.

Je vais vous raconter du coup mon histoire, donc euh je suis euh En 2018, je suis consultante dans une ESN. Euh et euh je me retrouve suite à un un accident de la vie, je me retrouve en arrêt. Et par rapport à cet accident de la vie, en fait, elle me a permis, ça m’a permis en fait de réfléchir un peu plus à ce que je voulais pour ma suite. J’avais retourné au travail. Et euh je me suis dit tiens, ce serait pas mal si j’avais la possibilité de pouvoir m’arrêter, de pouvoir dire non à des choses qui ne plaisent pas et de respirer. Et euh c’est parti comme ça en mode tiens, comment je pourrais faire pour générer de l’argent sans avoir besoin de travailler, de manière à ce que ben, je puisse me créer ces options là, en fait.

Et je me suis fixée du coup un premier horizon. Qui était à 45 ans, je suis libre financièrement. À 45 ans, je veux avoir concrètement 2000 euros par mois en revenu de placement. Ça c’est très concret hein. C’est c’est là où j’ai pas là.

Ouais. Ouais. mettre la main sur.

Excusez-moi.

Voilà, donc je partais de de cet objectif là, cet horizon, peut-être un naïf, mais je me suis dit allez, vas-y, je tente. On ne sait jamais, je vise la lune et puis je tomberais sur le plus beau des nuages. Donc, je suis partie de zéro en 2018.

Euh, en 2018 en fait, le constat que j’avais fait c’est que j’avais euh

plus de 20 ans d’expérience avec l’argent, avec mes finances personnelles, mais je faisais toujours la même chose. Toujours la même chose, c’est-à-dire mettre de l’argent de côté, épargner, épargner, épargner. Et donc, bah, si je voulais avoir des résultats différents, il fallait que je change quelque chose. Ouais.

Et du coup, bah, pour changer les choses, et ben, je me suis intéressée un peu au système qui était mes finances personnelles. Donc, la manière dont c’était composé, qu’est-ce que j’avais comme opportunité ? Euh et puis y aller petit à petit, donc d’abord apprendre, apprendre vraiment les bases de ce que de ce que je pouvais faire en terme de de diversification, en terme d’investissement. de pouvoir euh comprendre les bases de ce à quoi avec ce avec quoi j’allais jouer. Euh de d’explorer du coup le domaine. Donc vraiment euh à cette époque-là, j’écoutais beaucoup de podcasts, je lisais beaucoup de blogs, je regardais beaucoup de vidéos, je lisais beaucoup de livres. Euh voilà, et en fait, au-delà d’apprendre, euh moi ce que je me suis dit très vite, c’est que c’est bien d’apprendre mais en fait, il faut tout de suite se mettre euh dans le mouvement en faisant un premier pas, en faisant une première expérience. Et la première expérience. Je vais vous la raconter un petit peu, donc ce que j’ai fait, c’est que j’ai ouvert. Le même mois, un PEA, euh un porte-monnaie crypto et une assurance vie, je fais tout le monde.

Euh donc ça c’était ma ma première étape. Et ça m’a permis aussi de comprendre un petit peu comment j’étais par rapport à cette nouvelle dynamique. Le fait d’ensuite de faire ces premiers pas là, bah en fait, j’ai pu commencer à avoir des retours d’expérience. En testant différentes stratégies, en testant différents modèles. De pouvoir ajuster. Aussi au fur et à mesure de mes euh progrès, de mes euh résultats. D’observer surtout mes réactions. Parce qu’en fait, l’argent et les finances personnelles, on parle de finances, mais en fait, on parle surtout de soi et de sa relation à l’argent.

Euh quand j’ai pu appliquer, j’ai pu revoir aussi du coup mes priorités au fur et à mesure. J’ai pu faire face à l’incertitude et j’y reviendrai plus tard, il s’est passé plein de choses encore maintenant.

J’ai pu euh d’une démarche expérimentale, vraiment pilote, bah commencer à structurer les choses, à être un peu plus clair sur les convictions que j’avais, sur ce que je voulais, ce que je voulais pas. Et euh commencer aussi à euh mettre en place une vision un peu plus long terme, parce que maintenant que je savais ce que je pouvais faire à l’instant T et les premiers résultats, je me suis dit ah tiens, ça c’est possible. Du coup, peut-être que dans 5, 10, 20 ans, et ben, je vais pouvoir réaliser ça, ça, ça, ça. Et puis euh bah obtenir les résultats effectivement. Euh en fait, ça s’est fait dès la première année et chaque année, je vous raconterai tout à l’heure, j’ai un outil en fait qui me permet de de voir quel résultat j’ai obtenu. Et et surtout du coup, de dire dans ces résultats là, bah qu’est-ce que j’en fais ?

Normalement, ça pour là euh, je parle à des gens qui sont calés en produit, ça doit vous parler, hein.

C’est bon ?

Alors, et je j’insiste un petit peu sur un sur un un aspect, c’est que c’est bien un cycle. C’est-à-dire qu’en fait, il y avait pas de séquence quand j’apprenais, j’appliquais, je continuais à apprendre quelque chose que j’ajustais, que je en fait, c’était sans fin. À partir du moment où j’ai commencé en 2018, en fait, quasiment tout le temps, j’étais en train de faire quelque chose de nouveau, tester quelque chose de nouveau, ajuster quelque chose que j’avais mis en place, et cetera et cetera. Donc euh aujourd’hui, je suis plutôt dans une phase où j’apprends moins parce que il s’est passé plein de choses, mais je continue quand même à apprendre des choses. Et du coup, en fait, ce que j’ai appris surtout, c’est pas forcément à gérer mon argent au centimes près, en vrai. Parce que c’est un flux monétaire qui rentre, qui sort, qui est placé sur différents endroits, peu importe. En fait, ce que j’ai appris à gérer, c’est surtout mes ressources. C’est-à-dire, prendre conscience que euh apprendre à gérer mes finances personnelles. Ça apprendre à gérer mon temps, être au clair sur le temps que je vais investir de ce que je vais pouvoir apprendre ou à gérer mes investissements. Par exemple, vous n’avez pas le même temps euh à consacrer entre déplacement financier et immobilier physique. Pareil, en terme d’énergie, bah ça va pas demander la même dose d’énergie. Euh en terme de marge, bah il y a des choses que vous allez pouvoir faire et qui vont être réversibles et puis d’autres où il va falloir être conscient de de la marge que vous pouvez vous permettre, que ce soit en perte ou en. La visibilité, certains supports et certains produits financiers, en fait, ils vous donnent une visibilité sur la manière dont vous allez récupérer les fruits, la manière dont ça va évoluer, et cetera. Donc, d’être conscient en fait, de quand vous investissez sur quelque chose, euh à quel point vous savez dans quoi vous vous embarquez et est-ce que vous êtes OK avec l’incertitude potentielle, avec le manque de visibilité. Et puis la la charge mentale, parce qu’en fait, je disais tout à l’heure, les finances, c’est investir effectivement de l’argent, mais c’est surtout une question de relation à l’argent. Et dans la charge mentale, on peut venir être plus préoccupé par la place que l’argent peut prendre dans sa vie, par les problèmes que vous ne pouvez pas gérer parce que vous n’avez pas la main forcément dessus, bien voir que la plupart du temps, quand vous investissez, vous avez des risques. On en a un peu plus par-dessus, mais euh du coup, ça peut euh venir. Aussi avec une certaine charge mentale de se dire bah, voilà, j’ai fait ça en plus, qui est un peu nouveau, qui est un peu parfois hors contrôle, comment je le gère avec le reste de ma vie parce que ma vie, c’est pas un investisseur, c’est aussi autre chose.

Et bien à date, donc euh moi j’avais dit je voulais être libre financièrement à 45 ans. J’ai 45 ans l’année dernière, j’y suis pas. Vu que je suis devant vous, hein.

Voilà, mais l’espoir fait vivre. Et euh du coup, à date, je vais pas vous donner des chiffres précis parce que euh on n’est pas là pour se vanner, en fait. On est juste là pour partager. Mais, pour vous donner quelques infos, donc, j’ai quelques milliers effectivement de revenus de placement qui sont générés tous les ans, et ça croît. Il y a aussi euh une plus-value latente significative, c’est-à-dire que si je vendais tout aujourd’hui, quel est le bénéfice que je réussirais à avoir en perso ? Et puis euh il y a maintenant, ça fait 5 ans que je suis presque 6 ans que je suis à mon compte, j’ai commencé à investir ma ma trésorerie en fait de de société, parce que je suis à mon compte, euh et euh en fait, je commence à générer de revenus financiers aussi de cette trésorerie là. Donc de l’expérience, de la qui sont en place pour nous. Donc, je n’ai pas atteint l’autonomie financière, par contre, j’ai atteint une forme de d’autonomie durable. Qui est en fait le système que j’ai mis en place et qui tient malgré un certain nombre de choses qui arrivent, qui sont parfois dans mon dans ma zone de contrôle, parfois pas du tout.

Et pendant euh ces 7 ans en fait de de chemin et aussi euh par le biais des accompagnements que je peux faire, en fait, j’ai remarqué qu’il y avait quatre lois qui se démarquaient un peu. Qui voilà, qui était potentiellement une grille de lecture de ce par quoi on peut vivre quand on on s’intéresse aux finances personnelles. C’est la notion d’arbitrage, de risque, de feedback et d’horizon. Là encore, normalement, les produits people, vous connaissez ces termes-là. Je me trompe ?

de des questions. un certain nombre de choses qui arrivent, qui sont parfois dans mon dans ma zone de confort, parfois pas du tout.

Et pendant ces sept ans, en fait, de de chemin et aussi euh par le biais des accompagnements que je peux faire. En fait, j’ai remarqué qu’il y avait quatre lois qui se démarquaient un peu, qui, voilà, qui étaient euh potentiellement une grille de lecture de ce parfois on peut vivre quand on s’intéresse aux finances personnelles. C’est la notion d’arbitrage, de risque, de feedback et d’horizon. Là encore, normalement, vous produit people, vous connaissez ces termes là. Je me trompe? Je vois des des têtes qui confirment.

Donc je vais aller euh loi après loi pour vous expliciter un petit peu plus ce qu’il en est derrière et puis donner un peu des exemples. L’arbitrage. L’arbitrage en fait, euh, comme je vous disais tout à l’heure, moi quand j’ai démarré en fait, j’avais euh 98 % de liquidité. La liquidité, c’est euh l’argent qui sont mis dans vos comptes courants, euh vos livrets d’épargne, votre fond euro, c’est de l’argent qui rapporte quasiment rien en fait.

la plupart du temps pour que vous sachiez l’argent des liquidités est surtout en compte courant et ça pour vous c’est très bon. Mais du coup c’est c’est de l’argent qui est sans risque. Vous pouvez le prendre n’importe quand, il y a pas de souci. Le montant que vous avez à un instant T, bah c’est le montant que vous allez retrouver un peu plus tard.

Euh, comme tout à l’heure je disais bah la folie c’est de faire toujours la même chose et d’attendre des et d’attendre des résultats différents, bah là forcément il fallait que je change quelque chose et j’ai décidé de faire ce qu’on appelle un arbitrage, c’est-à-dire de de décider que une somme qui était à un endroit, et ben je vais la changer de place. Tout bête. Mais c’est le début des ennuis. C’est le début des ennuis parce qu’en fait, bah forcément pour avoir du rendement, il fallait mettre sur des placements risqués. placement risqué, je vais pas rentrer dans les détails mais vous aurez euh des niveaux de risque qui sont définis par euh l’autorité des marchés financiers et vous avez du coup de la bourse, euh de l’obligataire, des crypto, vous avez plein de de de domaines différents puisque je considère comme des placements risqué, mais, euh, vous c’est de l’horreur.

la plus grande partie c’est euh le rendement en fait que vous pouvez faire.

Euh, en faisant en fait euh ce choix-là, en fait, je suis passé d’une situation par défaut à un vrai choix concret réel qui peut impacter mon patrimoine de manière générale. Donc c’est pas neutre. de arbitrer et c’est là que ça commence en fait. de faire ce premier pas là, c’est le premier pas pour aller plus loin. Je vous parlais de risque à l’instant.

Euh, 2018-2026 pas forcément la meilleure période quel que soit le placement. On a eu plein de choses différentes qui se sont passées à l’échelle macro. Euh, et moi le premier risque que j’ai pris avant même de parler de macro,

c’est que euh, je vous racontais tout à l’heure que j’avais ouvert mon PEA en 2018. Et en fait, j’ai fait la plus grosse erreur de toute ma vie.

La plus grosse erreur de toute ma vie, c’était assez simple. en fait, c’est de prendre l’argent du PEA et de tout mettre sur un seul titre financier.

Là en l’occurrence, c’est très bateau. J’avais 2000 € sur mon compte d’espèce, j’ai tout mis sur une banque française, je vais pas dire laquelle parce que je sais pas s’il y a des gens de banque ici.

Et ce qui s’est passé, c’est que euh, au bout de même pas 3 jours, l’action en fait, elle a chuté de euh 10, 20 % à peu près, 20 %. Et là, j’ai fait, waouh. Je suis en train de perdre de l’argent. C’est chaud. Mince.

Qu’est-ce que je fais? Et en fait, qu’est-ce qui s’est passé, il s’est passé euh que bah j’avais entendu ouais, les banques c’est sérieux, pas de souci, systémiquement parlant, ça tient, euh, ça sert des dividendes, moi j’étais dans une logique de dividende en plus, je me disais, OK, bon, c’est parti.

Et en fait euh en faisant ce ce move là, je je m’étais pas suffisamment formé à la bourse en fait. Je m’étais pas suffisamment formé aux bonnes pratiques de d’investissement. Et ce que j’ai fait, c’est que j’ai euh assumé quand même la perte à ce moment-là. C’est-à-dire que j’ai revendu. J’ai fait, OK, c’est pas grave. J’ai perdu, je sais plus, 50, 100 € dans l’histoire. Je me suis dit, bon, c’est bon, je me. C’est le coût de de l’apprentissage. Mais on m’y reprendra pas en fait. J’ai repris du temps pour me former, j’ai juste lu un bouquin, euh voilà qui est un peu référence sur le sujet et après j’ai recommencé mais avec une stratégie complètement différente. Deuxième histoire, il y a eu la pandémie, comme vous le savez en 2020. Et en mars 2020, je sais pas si vous regardiez les marchés financiers à ce moment-là, mais c’était la bien.

Ça s’est cassé la gueule. Moi, mon PEA, il a fait - 50 %.

Voilà. - 50 % pour quelqu’un qui panique, qui peut paniquer, qui peut avoir le réflexe émotionnel en fait de de la peur, tout simplement. En fait, tu te dis ah c’est c’est chaud, faut que je vende.

J’ai pas vendu. J’ai fait un truc complètement contre-intuitif. J’ai continué à investir.

Et je ne regrette pas parce qu’aujourd’hui mon PEA en fait, il fait une performance de deux chiffres en 2018.

Vous aussi. Mais du coup, le risque, il est là, il peut euh contrôler, euh il peut te contrôler, mais il vaut mieux que ce soit toi qui le contrôle, en fait.

Il y aura toujours du risque, il faut apprendre à le piloter, à naviguer avec.

Sans feedback, tu construis une fiction. Ça parle à quelqu’un ça?

Ouais, non. Ça parle à personne.

Ça parle à quelqu’un? Levez la main si ça vous parle hein. OK, ça marche. C’est le basique hein, mais en vrai, euh, sans feedback, on peut se construire euh une utopie.

euh des des souhaits et des des désirs euh vains et euh perdre du temps et de l’énergie. Pourquoi je parle de ça? Parce que tout à l’heure je vous disais, voilà, je veux 2000 € par mois en revenu de placement. Euh, et euh en fait le premier truc que j’ai mis en place, c’est du feedback. Bien de manière très régulière, tous les 6 mois, je faisais le point en fait, en me disant OK, bon, par rapport à ma stratégie, mes objectifs, où est-ce que j’en suis concrètement? Et le fait d’être très concret et du réel. Et ben, j’ai pu ajuster au fur et à mesure ma feuille de route. Et entre mon plan du départ de 2018 et mon plan du maintenant 2026, ça n’a strictement rien à voir. Strictement rien à voir.

4e loi et et à retenir, c’est le sujet de l’horizon. En fait,

euh, moi je m’étais mis un premier horizon qui était 2018-2025. J’ai j’ai mes 2000 € par mois. En fait, en marchant, en avançant, je me suis rendu compte qu’en fait j’avais plusieurs horizons.

Et ces horizons là, en fait, euh ben du coup, ils ont ils ouvrent la possibilité de plusieurs opportunités, de plusieurs placements qui sont adaptés et de plusieurs risques que vous pouvez prendre parce que vous êtes sur des différents des horizons qui sont différents.

Pour moi, en fait, l’horizon premier qui est juste devant moi, c’est le très le vraiment le court terme, donc là c’est l’année en cours. Le moyen terme, c’est les 3 ans qui viennent, le long terme, c’est euh les 15 15 ans qui viennent et puis euh le très long terme, c’est quand j’aurais euh en fait 80 90 ans.

Bah du coup, ça me permet de structurer euh mes finances avec ces différents horizons et les différentes stratégies qui vont me permettre d’accéder à ce que je veux. OK, ça marche.

Donc, horizon flou, vous avez pas d’horizon, en fait de stratégie, elle est fausse.

Ou si vous avez plusieurs horizons mais que vous les confondez, c’est fausse aussi.

Ça va?

OK, je continue. Alors,

C’est là que ça devient intéressant parce que du coup, moi ce que je fais avec mes finances personnelles, vous ce que vous faites avec vos finances personnelles. En fait, c’est ce qu’on vit dans les équipes et euh ce qu’on vit produit et dans vos organisations aussi.

Euh, pour essayer de d’affiner en fait euh les comportements réflexes qu’on peut avoir vis-à-vis de ces différentes ces finances personnelles. Euh, j’ai euh dessiné en fait des euh archétypes. Donc là, on en a cinq.

L’écureuil, le saboteur, le Montagnes russes, le visionnaire et le courtermisme. C’est des comportements, c’est des profils donc c’est des euh réactions qu’on peut qu’on peut avoir en situation de stress, de danger, c’est pas forcément quelque chose qui caractérise quelqu’un de manière définitive et euh et identitaire. C’est vraiment des comportements. Et donc l’écureuil, bah il va avoir tendance à accumuler. Le saboteur il va avoir tendance à casser les choses. Le montagnes russes, lui, il va avoir tendance à euh être changer de rythme en fait.

Le visionnaire à regarder très très loin et le court-termiste à regarder juste devant soi. Alors c’est des comportements qui ont aussi des avantages.

Le pour le l’écureuil, en fait, celui qui euh, qui accumule, bah en fait, il se il se sécurise, en fait, il se protège en fait.

Le saboteur, il voit les obstacles. Et des fois il fonce dedans mais il les voit quand même.

Le montagnes russes, lui, ça va être plus euh une histoire de euh de régulation. Le le visionnaire, il va avoir euh au moins un point de fuite à un moment donné et puis le court-termiste, il va être plutôt être capable d’opter d’optimiser au fur et à mesure.

Ça, c’est les comportements archétypaux qu’on peut retrouver en finance perso, mais on les retrouve aussi dans les équipes.

Et là, je vais passer sur le côté euh pas forcément avantage mais plutôt inconvénient. Et vous allez me dire si vous reconnaissez.

des comportements chez vous, ou dans vos équipes ou dans votre organisation. Alors l’écureuil à votre avis, qu’est-ce que c’est comme inconvénient?

Celui qui accumule.

La dette. Non, la dette, on y reviendra plus tard.

Pas de délégation. Pas d’innovation.

Voilà, investissement.

Pas de prise de risque.

Ouais, il fait toujours la même chose mais surtout il fait beaucoup de choses. En fait, il accumule les choses à faire.

Et il fait pas. Il fait tout. Backlog infini.

Le saboteur, lui, c’est plus le sujet effectivement de la dette technique. Donc, de créer des conditions en fait qui vont saboter le produit plus tard.

Potentiellement.

Les montagnes russes, donc c’est le côté instable. À un moment donné, bah on nous a donné un horizon et euh c’est très très clair, mais là, du coup, il faut qu’on aille plus vite que prévu.

Le visionnaire, lui, c’est celui qui a l’horizon long, très loin, loin, pas très loin. Wouh.

avec le risque de perdre du monde au passage.

Et le court-termiste, lui, comme il est il regarde juste devant lui, en fait, il est plutôt sur l’optimisation du moment, de l’instant. Pas forcément en réflexion quoi, par rapport à ce qui va se passer plus tard.

Alors du coup, quand je vous donne ces archétypes là, est-ce que il y en a qui reconnaissent, juste vous me dites pas lesquels, mais est-ce que il y en a qui reconnaissent des comportements dans vos équipes autour de vous? Ouais. Il y en a qui un petit peu la main, OK, ça marche.

Du coup, ça marche.

Merci pour votre confirmation.

Alors, bonne nouvelle, c’est qu’on on peut quand même pirater les archétypes en fait. Je vous l’ai dit, hein, c’est des comportements donc ce qui est intéressant c’est de voir comment ces comportements là, on peut les jubuler, on peut euh euh leur donner euh des éléments ou on peut juste les équilibrer. Donc pour l’écureuil qui aura tendance à accumuler, bah on va essayer de justement travailler sur l’arbitrage, sur la priorisation. Sur la tête de jeter, sur la tête de choisir. Euh, pour le les montagnes russes, donc sur la la notion de de vitesse et de changement de potentiellement aussi de direction. C’est la gestion du risque à faire ça.

Donc d’essayer de stabiliser, de tenir, de tenir des des euh des décisions, des accords.

Sur euh le saboteur qui va avoir tendance à à casser, à voir à casser les obstacles mais à casser en fait ce qui se passe. On va essayer de faire du feedback en fait ce qui se passe regarder un milliard.

De mesurer, d’auditer, d’ajuster. Et puis pour euh la partie euh horizon, euh pour les courttermistes et visionnaires qui sont pas ajustés, en fait, sur la bonne distance à avoir, et ben là, on va essayer de aller sur justement la notion de multiple horizon pour clarifier, pour cadrer, pour temporiser.

Tout ça euh je pense que ça ça vous parle dans le cadre notamment de framework, je vais pas en lister ici, c’est pas le sujet, mais c’est juste pour vous aider à prendre de la hauteur sur

ces lois-là en fait qu’est-ce qu’elles permettent éventuellement de euh donner comme équilibre à ce type de comportement.

Et euh par rapport aux lois dont je je vous évoque donc l’arbitrage risque le feedback et l’horizon de manière très concrète dans vos équipes.

C’est bien sûr pour la part d’arbitrage la priorisation.

Pour le risque, c’est la culture d’entreprise en fait, ça va être le droit à l’erreur, l’expérimentation, l’hypothèse.

Pour le feedback, ça va être le fait de d’itérer la boucle produit.

Et pour l’horizon, bah c’est euh le fait de d’avoir euh une clarté sur les horizons et de définir du coup une stratégie par rapport à ces horizons. équilibre à ce type de comportement.

Et, euh, par rapport aux lois dont je viens de vous évoquer, donc l’arbitrage risque, de feedback et de raison, de manière très concrète dans vos équipes. C’est, bien sûr, pour la partie d’arbitrage, la priorisation. Pour le risque, c’est la culture d’entreprise, en fait. Ça va être le droit à l’erreur, l’expérimentation, l’hypothèse. Pour le feedback, ça va être le fait d’itérer, la boucle produit. Et pour l’horizon, bah, c’est euh, le fait de d’avoir euh, une clarté sur les horizons et de et de suivre une stratégie par rapport à cet horizon.

Je je garde parce que c’est pour les gens qui connaissent le sujet.

Je fais une parenthèse, si vous voulez les slides à la fin, vous pouvez m’envoyer un mail, merci. On continue ? Ça va ? Je vous ai pas perdu ?

Allez ! On avance. Du coup, tout à l’heure, je vous parlais d’autonomie durable, donc c’est celle qui tient. Et en fait, elle tient pourquoi ? Parce que c’est un écosystème, c’est un système qui vit, qui est pas figé. Et c’est ça qui fait que l’autonomie tient. C’est parce que justement, on prend on prend en compte un certain nombre d’éléments sur ce qu’on met en place mais ce qui est autour de nous aussi. Donc cet écosystème là, en fait, il permet euh, trois niveaux d’autonomie. Le premier, c’est à l’échelle individuelle. Avec la notion de marge que vous pourriez avoir, les limites que vous pourriez fixer et les arbitrages que vous pourriez prendre à l’échelle individuelle. Mais vous n’êtes pas tout seul, en fait, dans ce système. Vous êtes souvent dans des équipes et ces équipes là sont souvent dans des organisations. Donc, il faut prendre en compte que l’autonomie à votre niveau, elle va pas suffire dans cet écosystème. Elle va suffire quand les autres autonomies seront en place. Et du coup, en terme d’autonomie d’équipe, ce qui va pouvoir être intéressant à avoir, c’est la vision. C’est les arbitrages partagés, donc les échanges et le fait de prendre une décision à un moment donné. Et la prise de risque collective.

Et enfin, à l’échelle organisationnelle, c’est de prendre conscience de ce niveau d’autonomie. Qu’est-ce qu’on met en place pour que le système permette l’autonomie ? Euh, quelle est la temporalité, les temporalités qui sont mises en place, les horizons qui sont mis en place, et surtout la cohérence entre les différentes autonomies qu’on va mettre en place dans l’organisation. Je répète encore une fois, parce que c’est très important. Une organisation qui souhaite que son équipe soit autonome sans lui donner le droit à l’erreur, la marge, le fait de pouvoir respirer, de pouvoir prendre des décisions à son niveau. Elle peut rêver longtemps pour avoir un niveau d’autonomie, elle l’aura pas.

Et donc, les quatre lois dont je vous parlais tout à l’heure, les quatre lois systémiques, en fait, elles se trouvent un peu infusées dans les trois autonomies.

Euh, pour finir, je vais vous laisser avec ce cet élément euh, un peu visuel, concret que vous pouvez amener avec vous. Le portefeuille d’autonomie, donc en l’occurrence, euh, quatre éléments. Donc, la capacité, c’est qu’est-ce que je sais faire, qu’est-ce que je peux faire ? La sécurité, c’est qu’est-ce que je mets en place pour continuer à tenir ? avancer, qu’est-ce qui va me permettre de décider en toute sécurité ? Les paris. J’ai entendu souvent le terme anglais là, “bet”, et ben en français, c’est “pari”. Donc, quels sont les paris que je prends sur le futur ?

pour pouvoir aller vers mon objectif, pour pouvoir avancer. Et ensuite, la vision, c’est-à-dire où est-ce que je me projette ? Tout à l’heure, je disais, bah je veux avoir 2000 euros par an, par mois, pardon. Et ça, pour moi, c’est un élément de vision partiel, parce que c’est juste un élément chiffré. Ce qui m’intéressait, c’est qu’est-ce qui me permettait, qu’est-ce que ça me permettait, en fait, de de réaliser et d’atteindre, de pouvoir atteindre cet objectif là ? Donc, de pouvoir me reposer, de pouvoir dire non, de pouvoir faire plein d’autres choses que de travailler. C’est ça ma vision.

Et il y a un élément qui est implicite.

C’est les dépendances.

Dans votre système, en fait, vous n’êtes pas seul. Il faut prendre en compte de manière très claire et très explicite, même si c’est implicite, les dépendances que vous avez réellement.

Et qu’est-ce que vous pouvez faire avec ces dépendances là ? Parce qu’elles sont là. Vous avez pas le choix.

Et on verra un peu plus tard comment ça peut se lier dans des organisations. Donc, moi, mon portefeuille d’autonomie par rapport à mes finances personnelles, bah, en fait, la capacité que j’ai pu développer. Je l’ai développé parce que j’ai appris, j’ai pu euh, vulgariser tout ce que j’ai appris. Et ça m’a permis de de de développer aussi la capacité à tenir dans l’incertitude.

Sur l’aspect sécurité. Avant de commencer les investissements, ben, je m’étais mis euh, une épargne de précaution. Et ben, ça, ça me permet de pouvoir être sûr d’avoir toujours quelque chose si jamais il se passe quelque chose, si jamais j’ai un souci, en fait, sur ce que j’ai mis en place dans mon investissement. J’ai aussi j’ai aussi ma résidence principale. Et ben, voilà, c’est des éléments de sécurité qui sont là, je peux compter dessus. Et ça me donne plus d’assurance pour avancer sur mes autres sujets.

Les paris que j’ai pris, bah, c’est les différents euh, placements que j’ai pu choisir à un moment donné, euh, que j’ai pu euh, investir. Ou que j’ai pu désinvestir, c’est-à-dire qu’à un moment donné, les paris sont pas forcément tous gagnants, il y a des paris qui sont perdants. Ça, il faut être prêt à l’assumer.

Et euh, la vision, euh, c’est de garder le cap, même sans résultat immédiat. Euh, parce qu’en fait, la route, elle est longue, hein.

La route, elle est très longue.

Et il faut savoir célébrer ses victoires, même petite, parce que ça donne un signe très positif qu’on y va, que ça marche. Et puis, les dépendances, et ben là, en l’occurrence, sur mon histoire de de finances personnelles, bah, c’est euh,

tout ce qui m’entoure, le le système macro-économique, sur lequel je n’ai aucune prise et qui impacte directement en fait, mes performances. Ça, je peux rien faire, je peux faire qu’avec ça.

Et l’autre dépendance que je peux avoir, que j’aurais pu avoir, mais c’est pas le choix que j’ai fait, c’est de travailler avec un professionnel pour avancer sur ce sujet-là. Donc, il se trouve que j’ai quand même un professionnel, mais c’est sur une partie annexe. Le gros, c’est moi qui le fais. Et donc, c’est aussi de naviguer avec euh, euh, des des événements qui peuvent arriver, sur lesquels on a aucun contrôle.

Sur votre portefeuille d’autonomie, à vous, dans vos équipes et dans vos organisations, c’est de développer la capacité de livrer quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive. Et donc, d’être au clair sur votre roadmap, vos priorités, vos dépendances.

C’est euh, en terme de marge de sécurité, la capacité.

C’est ça qui va vous permettre d’avoir de la marge pour faire des choses, pour faire des paris, pour faire tout ce que vous voulez, si vous savez que vous pouvez compter sur des éléments de sécurité par rapport à votre équipe, votre produit, votre organisation. On en parle ?

Les paris. Oser expérimenter, oser créer des futures images, oser faire des choix. Les choix qui sont pas forcément plus payant, mais il ajouteront quelque chose.

La vision.

L’horizon que vous fixez, les horizons que vous fixez, les frontières que vous vous donnez. Être capable de pouvoir tenir et de d’avoir cette horizon euh en vue, malgré le bruit court-termiste ambiant.

Et puis les dépendances que vous avez, ce sont les autres équipes avec qui vous travaillez ou avec qui vous travaillez pas. C’est les sponsors et c’est la direction. C’est plein d’autres éléments, on peut on peut en lister beaucoup d’autres, mais tous ces éléments-là, il faut il faut pouvoir naviguer avec dans votre parcours.

On arrive à la fin.

Je suis dans les temps.

Euh, moi ce que je retiens en fait, de ces années euh en de de mon parcours, de mon chemin, euh, je voulais atteindre un résultat que je n’ai pas eu, mais j’ai quand même avancé et j’ai quand même aussi créé un système qui tient. Un système qui tient parce que euh, j’ai pu avancer avec euh un certain nombre d’éléments comme euh euh qui je suis,

euh comment je réagis, euh ce que j’ai pu apprendre, ce que j’ai pu appliquer, ce que j’ai pu avoir comme résultat.

Et donc euh, quand on parle de finances personnelles, sortir du sujet de l’argent pur pour réfléchir ressources et pour réfléchir système à mettre en place.

Et s’il y avait une question avec laquelle je vous invite à repartir d’ici, c’est vos décisions, en fait, qu’est-ce qu’elles disent de vous, de votre équipe, de vos équipes, de vos de vos organisations ?

Qu’est-ce que vos décisions disent en terme d’autonomie ?

Et c’est là où tout se rejoint.

Nos finances personnelles, elle ne parle pas d’argent d’argent, elle parle de nous.

L’autonomie durable, c’est pas un objet, c’est pas un label. C’est une manière de pouvoir tenir dans l’incertitude, c’est surtout une manière d’habiter ses ressources, d’être au clair dessus, de les avoir en vue, de pouvoir les utiliser, d’être au clair aussi sur ses choix et ses relations.

Et puis, s’il fallait partir avec une invitation, je vous invite à revisiter, à visiter si c’est pas le cas ou à revisiter votre portefeuille d’autonomie, que ce soit pour vos finances personnelles, votre équipe, votre produit, votre organisation.

Et je vous remercie.

Ça va, je vous ai pas endormi ? Merci.

Question.

Ça va, je vous ai pas endormi ?

Merci pour être venu entre juste avant la pause dege. C’est pas un sujet simple, là, la conf, j’ai vraiment écrite pour Folkcon, pour info. Euh, et c’est la première fois que je la jouais, donc, euh, j’espère que ça vous a apporté quelques billes.

Bonjour. Oui. Merci pour la conf, c’était intéressant. Euh, j’ai il y avait une slide, vous avez les quatre euh piliers avec Horizon à la fin.

Ouais.

Voilà, celle-là, juste après. Euh, j’ai l’impression qu’il y a quand même pas mal de dépendances entre chaque partie. Par exemple, la stratégie, il va falloir prioriser, euh, le produit, il va falloir revoir sa stratégie, enfin, plein de choses comme ça. Euh, comment tu tiens compte un peu de tous ces éléments qui s’entremêlent, euh comment tu structures, c’est ce en quoi ?

OK. Là, en fait, l’idée c’était de cette slide là, c’était vraiment de dire, finalement, on essaie de mettre en place un système et quelles sont les lois qui euh, viennent un petit peu impacter le système et donc effectivement, elles sont assez, elles sont proches.

En même temps, elles sont suffisamment euh distinctes pour qu’on puisse les vérifier les unes par rapport aux autres. Euh, dans le modèle de portefeuille d’autonomie qui est une espèce de déclinaison. Euh, ce qui va être intéressant de de regarder, c’est euh, où est-ce qu’on en est, en fait, dans chaque élément, donc sur la partie capacitaire, la partie sécuritaire, la partie euh, euh, ce que je mets plus. La partie pari, la partie vision et la partie dépendance. Euh, c’est quoi le l’état entre guillemets de l’art de la situation ? Qu’est-ce qui fait que cet actif là, il fonctionne bien et euh, pour le coup, c’est pas la peine de surinvestir ? Et au contraire, qu’est-ce qui pêche aujourd’hui ?

Et et par rapport à ces éléments là qui pêchent, est-ce que c’est un sujet d’arbitrage, est-ce que c’est un sujet de de d’horizon, est-ce que c’est un sujet de feedback ou est-ce que c’est un sujet de risque qui n’est pas pris en compte en fait ? Donc, il y a une espèce de d’interconnexion, effectivement. Mais par contre, euh chaque élément est se suffit à lui-même pour pouvoir être un élément de d’analyse et de concentration de où est-ce qu’on en est. J’ai répondu à ta question ? Merci. Une question, en tout cas. Une autre question ?

Ok.

On va fermer, n’est-ce pas ?

Du coup,

Yes.

Merci pour les différentes thématiques qui sont abordées. Juste avant, se penche un tout petit peu sur cette slide, s’il vous plaît.

Ouais. Ou là. Trop bien.

Euh, quand tu parlais de toute cette slide avec tous les éléments, je me suis dit, OK, mais il manque l’aspect euh extérieur, et c’est peut-être normal parce que tu parles d’autonomie. Euh, et quand je dis l’aspect extérieur, sur les marchés, je vais prendre un exemple de il se passe un truc qu’on peut absolument pas contrôler, et si c’est pas un exemple plus entreprise produit, euh, un concurrent sur un truc. Est-ce que ça pour toi, c’est complètement extérieur ou c’est inclus dans un des cinq blocs et je le vois pas ?

Ouais, ça marche. Non, en fait, ça fait partie des dépendances.

Parce que même si effectivement, c’est extérieur à l’entreprise, tu fais partie d’un écosystème encore plus général que l’organisation. Et euh, en fait, tu n’as aucune prise sur ton concurrent, tu n’as aucune prise sur ton client. Et euh, pour le coup, ça fait partie des dépendances. Ça marche ?

Merci. Euh, c’était dans la la suite de la question de de Didier. Euh, donc il y a des choses qui sur lequel on n’a pas de prise, mais par contre, est-ce que aussi bien quand tes tes finances que pour le produit, nos choix peuvent influencer l’environnement ? On peut choisir en conscience, tel ou tel euh placement, avec d’autres valeurs qu’économiques, écologiques, sociales, par exemple. Ça nous donne une option sur sur ces choix là-dedans.

Bien sûr. euh alors j’en ai pas parlé mais c’est un c’est un très bon point effectivement. euh dans les différentes options qu’on a euh le fait de faire un choix en disant ben finalement, je vais arbitrer mon argent sur euh des des placements qui correspondent plus à mes valeurs. Et euh, et c’est un choix. Mais ça veut dire que ce choix-là, il est fait aussi en conscience de de de la vision de l’horizon de la vision que tu peux avoir. Donc euh, et c’est ça peut être un pari pour le coup aussi. C’est-à-dire que euh, moi en 2018 quand j’ai démarré, j’avais fait un article sur euh, justement tout ce qui était financement durable. J’avais regardé un petit peu ce que ça donnait. Alors entre 2018 et 2026, ça a beaucoup beaucoup beaucoup évolué, il y a beaucoup plus de produits, il y a beaucoup plus de produits qui sont intéressants. Parce que ce qui se passe avec euh, notamment le réchauffement climatique, en fait, euh, il y a vraiment un intérêt encore plus prégnant sur qu’est-ce qui va faire que les entreprises durent ? C’est un sujet très bête, mais qu’est-ce qui fait qu’une entreprise lambda qui aujourd’hui ne surfe que sur le capitalisme va continuer à durer ? C’est un vrai sujet. Et donc euh, c’est un choix par contre. Et c’est un pari. Il faut l’assumer. Ça va ?

Une dernière question, tout le monde a faim. On a faim, on a faim. Merci beaucoup. Merci.